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GrimmStine
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C H R O N I Q U EQuand le chanteur britannique Steve Grimmett (Grim Reaper, Onslaught, Lionsheart...) rencontre le guitariste américain Steve Stine (pas très connu par chez nous, mais il jouerait dans des groupes nommés Avian et Methuselah), ça donne GrimmStine! Et là, on se dit qu'on l'a échappé belle, le groupe aurait pu s'appeler "SteveSteve"... Bon choix, messieurs. Qu'attendre de Grimmstine? Vous pensez naturellement à un style sous forte influence New Wave Of British Heavy Metal (bah oui, Grim Reaper oblige) mais qui ne négligerait pas pour autant un aspect Hard Rock US (mais vraiment costaud)... et c'est exactement ça! Vous voulez du chant de haute volée et de la grosse guitare (riff et solos à gogo)? Grimmstine peut vous intéresser tant nos 2 compères s'appliquent à démontrer, tout au long des 15 plages qui constituent ce premier album, l'étendue de leur talent. Ce disque nous réserve de très bons moments et quelques compos sortent d'un lot assez homogène. On retiendra l'excellente 911 au tempo enlevé et au refrain qui fait mouche, ou la très heavy Supernatural avec son riff bien groovy. Il y a des idées de riffs et mélodies à la guitare bien trouvées sur It's Over, et To Catch a Killer a des relents NWOBHM bien sympathiques... On remarque aussi que le père Grimmett (qui a tout de même autour de 50 ans) est encore bien en forme. La puissance de sa voix est véritablement étonnante. De plus, on découvre un guitariste plus que compétent en la personne de Steve Stine. Tout cela semble bien positif, et pourtant... Malgré des points forts et un savoir-faire indiscutables, je n'arrive pas à me passionner pour ce disque de bout en bout. Quelques morceaux sont remarquables (déjà cités ci-dessus) mais d'autres sont plus anecdotiques. Les ballades ne sont pas désagréables (You'll never know, You give me love...) mais n'émeuvent pas plus que ça non plus. Quelques chansons s'étirent un peu trop en longueur et finissent par fatiguer (je pense notamment à Prisoner). On en arrive à se dire que 15 chansons pour 72 minutes de musique, c'était peut-être un peu trop... Un autre point perfectible: la production. Pas mauvaise, mais pas remarquable non plus, un peu inégale aussi... En conclusion, avec quelques titres de moins et une meilleure production, GrimmStine aurait pu être un très bon disque. Il se révèle tout de même attachant (pas mal de chansons ont un goût de reviens-y) et mérite notre attention. Sans renouveler le genre et mettre une grosse claque, cet album a le mérite de rappeler à notre bon souvenir à quel point Steve Grimmett demeure un chanteur hors-pair. Cet essai n'est pas aussi enthousiasmant que son Personal Crisis (sorti par le Steve Grimmett Band en 2007), mais reste tout à fait correct et plus que recommandable. Fans du genre et du monsieur, GrimmStine vous attend et vous promet de bons moments. Maintenant, pour l'album de l'année, on ira voir ailleurs... | |||||||||||||||||