C H R O N I Q U E
Gé-nial ! on commence à recevoir des promos Razorback maintenant. Je suis extrêmement friand des sorties de ce label, qui sont on ne peut plus typées : c’est généralement du death metal ou du grindcore bien crade et gras, à l’antithèse des sons ultra cliniques et des tendances progressives et ultra techniques. Old school's the only school, baby ! En voilà l'esprit. De plus, elles sont associées à une imagerie là encore très particulière, celle des films d’horreur de série Z, avec des graphismes souvent assez colorés. Regardez les couvertures des albums de Decrepitaph, Festered ou Mausoleum, qui sont assez caractéristiques.
Tout ça pour en venir à ce dernier album de Haemophagus, groupe italien qui a sorti des splits tous azimuts et un seul album avant celui-ci depuis sa création en 2005. Ils sont souvent étiquetés « death grind », et jouent ici du death metal très old school avec effectivement quelques touches crust/grind et surtout un groove n’roll assez délectable. Le morceau d’intro sert à mon avis à brouiller les pistes : un morceau mid tempo avec des sonorités psyché et un son de guitare clair, un peu comme on peut en entendre sur le dernier Morbus Chron. Vu le contraste avec la suite, ça sent le pastiche à plein nez. D’autant que ce groupe a l’air d’être une bande de joyeux farceurs, on sent une légère désinvolture sur quelques passages de l’album. Mais derrière ce manque de sérieux apparent se cache une certaine rigueur dans l’exécution, une certaine application dans la composition avec des riffs inspirés et de nombreuses variations rythmiques au sein des titres ; et il y a quelques excellents solos à se mettre sous la dent, miam ! Rythmiquement, on trouve un peu de tout sur ce disque : entre du d-beat classique de l’école suédoise, du blast et des passages doom tempo à la Autopsy, Haemophagus varie les plaisirs avec un certain talent.
Les paroles sont orientées comme on peut l’attendre vers des thématiques macabres, avec des titres très imagés (mon préféré étant Choking On A Cadaver’s Dick). A noter qu’un morceau est consacré au célèbre embaumeur italien, Alfredo Salafia.
On retrouve ici quelques invités : Dopi de Machetazo, Uchino de Coffins et Dave Callier de P.L.F. et Morbosidad. Marco Failla a à nouveau réalisé la couverture, un peu plus réussie que la précédente (encore que le choix de couleur...).
Au final, un disque qui empeste le old school death cadavérique à plein nez ; une sortie assez typique de chez Razorback. Une sortie sympathique qui saura contenter les fans du style.
Tracklist d’Atrocious :
01. Intro 02. Partying At The Grave 03. Atrocious 04. Exaltation For A Dying Victim 05. Dismal Apparition 06. Ice Cold Prey 07. Surgeon Of Immortality (Alfredo Salafia) 08. Siege Of Murderous Beasts 09. Swollen With Parasites 10. Naked In The Snow 11. Choked On A Cadaver's Dick 12. The Honourable Society Of Black Sperm 13. From The Sunken Citad
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