C H R O N I Q U E
Un nouvel album de A.O.R. dans l'écurie Frontiers ! Hardline, tout comme Pride Of Lions ou Joe Lynn Turner, fait partie
des fers de lance du label et il faut dire que ce groupe n'est pas très productif. La sortie de ce nouvel album "Leaving
The End Open" prend, du coup, des allures d'évènement.
Hardline est le groupe de Johnny Gioeli, le chanteur d'Axel Rudi Pell. Hardline, fondé par les frères Gioeli, est réputé
pour être un groupe mythique de hard-rock A.O.R. car son premier album "Double Eclipse", avec Neal Schon, reste une icône
légendaire du hard mélodique. Après un excellent second album intitulé "II" révélant d'importants de changements de
line-up et un enregistrement live, voici donc le 3ème album studio du groupe "Leaving The End Open". C'est toujours Josh
Ramos qui assure les guitares et le célèbre batteur Atma Anur vient rejoindre le combo aux fûts.
Ce qui est rare est forcément bon peut-on se dire. L'impression pourtant dégagée par cet album est un peu mitigée.
"Voices" et "Falling Free" qui ouvrent le bal sont les définitions même du hard A.O.R. : mélodies accrocheuses, refrains
killers faciles à appréhender, solos de folie hyper mélodiques... Il faut dire que Josh Ramos assure comme une bête. Son
solo technique en legato sur "Voices" est directement inspiré du style Satrianien sur "Flying In A Blue Dream".
Arrive alors la première ballade/mid-tempo (d'une série interminable !!!) "Start Again". L'intro fait cette fois carrément
penser à du U2, plus précisément à l'intro de "I still haven't found what I'm looking for", la ballade est sympathique
mais pas transcendante.
Le premier morceau qui vient vraiment relever le niveau de l'album est "Pieces Of Puzzles", un morceau assez heavy, aux
gros riffs bien groovy. De superbes couplets et refrains mélodiques donnant envie de taper du pied et mémorables. Ouf,le
4ème morceau relève le niveau !
Mais la guimauve repart sur "Bittersweet", encore une ballade... C'est mélodique mais bien mou tout ça ! Légère et courte
reprise d'activité sur "She Sleeps In Madness" avant une nouvelle ballade ! "In This Moment" est la ballade de trop :
piano, violons... De la guimauve digne de Richard Marx !
Heureusement, la fin de l'album relève un peu le niveau. "Give In To This Love", "Before This" et "Hole In My Head" sont
enfin des morceaux classifiables dans le hard A.O.R. avec de la distorsion. Les claviers sur "Give In To This Love" font
un peu penser au son de Dream Theater, le refrain très FM de "Before This" est ultra-accrocheur et donne la banane.
C'est une dernière ballade "Leaving The End Open" qui vient cloturer le bal, une superbe ballade d'ailleurs sur laquelle
la voix de Johnny Gioeli est vraiment magnifique, quel feeling dégagé !
Vous l'aurez compris : avec un tel casting de rêve, avec un chanteur aussi doué que Johnny Gioeli, avec un guitariste
aussi virtuose que Josh Ramos, vu la faible productivité de Hardline, on était en droit d'attendre énormément. Finalement,
"Leaving The End Open" est album de A.O.R. sympathique, assez traditionnel, comportant quelques bons morceaux accrocheurs
mais noyé sous les nombreuses ballades au goût de guimauve. J'ai un peu de mal à comprendre les chroniques de la presse
hard-rock française venant encenser cet album. Les derniers Pride Of Lions et Crown Of Thorns étaient d'un niveau bien
plus élevé. A quand un "Double Eclipse II" Monsieur Gioeli ?
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