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Artiste/Groupe:

Hartlight

CD:

The Triumph Of Metal

Date de sortie:

Mars 2025

Label:

Independant

Style:

Metal Symphonique

Chroniqueur:

KABET

Note:

19.5/20

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Un an après As Above So Below, on retrouve Hartlight, ce groupe de power metal symphonique quoi avait impressionné l’auteur de ces lignes avec ce son doom dark pop, et surtout j’avais senti le truc du groupe qui en avait sous la pédale. Un an plus tard, on retrouve exactement le même groupe, à cette différence près qu’ils sont maintenant distribués chez Kvlt Und Laos avec tout ce que cela peut apporter à un groupe. C’est donc le second album du combo qui débarque sur nos platines et qui va en surprendre plus d’un, même si on reconnait de suite la patte du groupe développée sur leur premier opus. Les morceaux sont beaucoup plus longs, complexes, on sent qu’ils sont allés chercher très loin dans les accords, les inspirations et nous offre une galette remplie et excellemment exécutée.

Hartlight balance un titre énorme d’entrée avec le titre éponyme. C’est très nightwishien avec des guitares et une batterie au diapason complétées d’une mélodie carrément bien trouvée. Une belle orchestration et la voix de Noémie pour ce qui est un excellent titre de métal symphonique qui montre d’entrée la montée en puissance du groupe.

La suite sur Polymorphia va être crescendo. C’est le titre de cet opus, tout y est ! Un refrain à tomber et qui colle au ciboulot comme un chewing-gum à une godasse. Le mix est juste parfait entre une frappe qui tambourine, des riffs qui s’entremêlent et, encore une fois cette voix magique de Noémie. C’est bien simple, je n’arrive pas à décrocher de ce titre.

Bon ok je redescends un peu, et encore, The Scales Of Rebis est beaucoup plus musclé de la six cordes et envoie du gros son. La seconde partie à un côté stroboscopique porté par une sacrée partie de batterie. Bon dieu, Hartlight a clairement passé un cap. Le groupe poursuit avec Midnight marqué par une belle frappe bien lourde (encore une fois) de Guillaume Remih qui mitraille et impulse un bon rythme heavy, mais toujours dans cet esprit symphonique. C’est avec The City Of Tears qu’on va -enfin- profiter du talent vocal de Noémie puisque le titre s’y prête mieux et c’est, une fois n’est pas coutume, un timbre juste parfait que la demoiselle nous offre ici. Si le titre ne recule devant rien pour être un morceau de metal symphonique (orchestrations, claviers…), les gros riffs de guitares en seconde partie en font un titre complet, une sublime épopée de plus de huit minutes dont on en redemande encore et toujours. On va retrouver ce nouveau son marqué par un jeu de batterie puissant et très en avant sur Mind’s Arboretum. Le groupe a vraiment trouvé la bonne recette et muscle un peu plus son œuvre, et qu’est-ce que c’est bon, je ne saurai que trop inviter nos lecteurs à s’y pencher.

La ballade qui suit (As My Will To Power Is Seen) mérite également qu’on s’y attarde un moment. Nous sommes bien loin des pitreries mièvres que certains groupes savent nous pondre à tour de bras, mais plus dans une démarche de recherche novatrice dans le genre épopée symphonique marquée par un duo vocal féminin / masculin bien trouvé pour le coup. Là Hartlight monte d’un cran y’a pas à tortiller, ça fait un moment que je m’égosille à noircir ces lignes pour l’expliquer. Cet opus se conclut (bien trop vite à mon gout) sur A Song Of Blood And Steel, une épopée symphonique de plus de onze minutes où tout est orchestré au millimètre jusqu’aux changements de rythmes. Les orchestrations donnent l’impression d’avoir clairement un orchestre à cordes avec eux (et si c’était le cas ?). C’est carrément le genre de titre qui devrait tout déchirer sur scène (et imaginez le avec ce fameux orchestre à cordes, juste grandiose, mais je m’évade trop là).

Voilà c’est simple ! Hartlight nous balance un deuxième album encore meilleur que le premier (qui je rappelle était déjà bien ficelé). Ce qui est sur c’est qu’Hartlight a passé un cap, monté d’un cran, et avec The Triumph Of Metal, ils peuvent regarder les mastodontes du metal symphonique sans baisser les yeux. Si ce n’est pas la note ultime, on n’en est vraiment pas loin.

Tracklist de The Triumph Of Metal :

01. The Triumph Of Metal
02. Polymorphia
03. The Scales Of Rebis
04. Midnight
05. The City Of Tears
06. Mind’s Arboretum
07. As My Will To Power Is Seen
08. A Song Of Blood And Steel

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