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Hell
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C H R O N I Q U E
Drôle d'histoire que celle de ce groupe. Hell est né en 1980 en Angleterre, en pleine vague NWOBHM, et sort aujourd'hui son premier album ! Incroyable, non ? Cette résurrection (ou devrait-on plutôt dire cette sortie de l'oubli), on la doit à Andy Sneap, producteur de renom et grand fan du groupe. Andy Sneap a tout simplement réussi à convaincre les membres du groupe de reformer Hell et de sortir enfin cet album qui a été refusé par de nombreuses maisons de disques à l'époque (preuve à l'appui à l'intérieur du livret, on y découvre toutes les lettres de refus des différentes boîtes). Et cela malgré la disparition d'un des membres les plus importants de la formation, le guitariste-chanteur David Halliday (non, non, c'est pas celui auquel vous pensez) qui s'est suicidé en 1987. Andy Sneap s'est carrément mouillé sur ce projet puisqu'il a repris sa guitare et c'est lui qui remplace le disparu. Le chant a lui été confié au frère d'un des membres du groupe, David Bower. Voilà pour le petit historique. Alors, qu'est-ce que ce groupe qui n'a pas réussi à percer il y a trente ans nous propose aujourd'hui ? Il faut dire que l'époque actuelle est assez propice à ce style musical car on vit en ce moment un regain d'intérêt pour le Metal estampillé NWOBHM, il suffit de voir la quantité de jeunes groupes qui revendiquent cette affiliation. Hell joue une musique qui colle forcément à cette époque puisque les compos datent vraiment de cette époque. Par contre, la production bien moderne (signée Andy Sneap évidemment) remet tout ça au goût du jour. Quelques synthés viennent ajouter une pointe de modernité à la musique du groupe. Au-delà de la musique, ce qui marque le plus à l'écoute de Hell, c'est le chant. Un chant hyper théâtral (que l'on pourrait rapprocher de celui de King Diamond, les montées dans les aigus en moins). Le côté théâtral est d'ailleurs renforcé par nombre d'interludes et d'interventions diverses tout au long des morceaux. Certains titres sont assez longs et développent des ambiances parfois proche de l'opéra ou du Metal Symphonique sur certains passages (Blasphemy and the Master, The Devil's Deadly Weapon). L'ossature des morceaux restant bien typée NWOBHM (il n'y a qu'à écouter The Quest et ses guitares maideniennes pour s'en convaincre). Mais cela donne de la variété aux titres et l'écoute est agréable. Titres rapides (Let Battle Commence) ou plus lourd (The Devil's Deadly Weapon), il y en a pour tous les goûts. Bref, une bonne idée de la part d’Andy Sneap d'avoir ressuscité ce groupe que l'on croyait mort depuis très longtemps (voire même, soyons honnête, dont on ignorait l'existence). Saluons cet album comme il se doit et profitons-en bien car si Hell doit mettre encore trente ans à sortir le prochain, on n'est pas prêt de les revoir...
Tracklist de Human Remains:
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