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I Shalt Become
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C H R O N I Q U ECertaines créations amènent un cas de conscience. Peut-on en effet noter un album d'un style auquel on n'adhère pas (ou peu) ? Tiens, le black metal dépressif par exemple. A la base, j'aime en grande partie le black metal. J'ai déjà plus de mal avec le true black metal. Alors le black metal dépressif, surtout en plein mois d'août sous la pluie, fallait oser. Je l'ai fait. Oui, j'ai un a priori négatif à la base sur ce style, comme l'immense majorité des gens sur cette terre mais c'est ce qui est recherché ? Si ce n'est pas dérangeant, c'est inutile. Je me suis donc attaqué à l'écoute de Poison de I Shalt Become. Difficile d'obtenir des renseignements sur le groupe, basé en Illinois, sur la personnalité de S. Holliman. La première demo est parue sous le nom de Birkenau (inutile, je l'espère, de faire un cours d'histoire) afin de marquer la nature horrible de l'espèce humaine. Désormais, c'est I Shalt Become. Mieux vaut d'ailleurs cette interprétation là plutôt qu'une autre. Et même si l'on veut marquer sa haine de l'homme, il y a des manières certainement plus intelligentes de le faire. Musicalement, pas ou peu de guitares. Juste une batterie, un chant hurlé et des claviers omniprésents. Ce n'est pas le monde formidable de Charly Oleg mais bien les tréfonds de l'âme humaine qui sont explorés. Et c'est parti pour cinquante cinq minutes de noirceur intense. Holliman crache son venin sur des nappes de claviers glauques, le tout marqué par une production sèche faite maison, comme le black metal devrait soi-disant l'être. Très clairement (si je puis dire), ce type d'album ne s'adresse qu'à une très petite partie d'entre nous. Les connaisseurs apprécieront peut-être. Pour l'immense majorité, mieux vaut ne pas écouter. Cela ne plaira pas. J'avoue être dubitatif. Je n'ai pas aimé. Non pas que je ne supporte pas le glauque (j'ai Monotheist de Celtic Frost dans ma discographie et c'est un chef d'oeuvre dans le genre). Tout au plus, j'ai apprécié la fin de Leaving Watership Down. C'est juste que j'aime la musique quand elle provoque les émotions les plus diverses. Ici, je ne ressens rien, tout au plus l'aigreur d'un homme envers la société. Et comme instrumentalement parlant, c'est assez limité, cela ne donne pas envie de s'étendre sur le sujet. Certains crieront peut être au génie. Tant mieux pour eux. Nous n'avons tout simplement pas la même conception de la musique.
Tracklist de Poison : 01. Like A Lamb To The Slaughter. 02. Black Swan Events. 03. Harlow's Vertical Chamber Apparatus. 04. No Quarter At The Somme. 05. Ghosts. 06. Leaving Watership Down. 07. The Swarming Of The Locusts. 08. Doubt. 09. The Finest Cut Of The Scalpel. 10. Absolve Me. |
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