InMe

Artiste/Groupe

InMe

CD

The Pride

Date de sortie

Avril 2012

Label

Graphite, Northern Music

Style

Hard FM

Chroniqueur

dominique

Note dominique

07/20

Site Officiel Artiste

Myspace Artiste

C H R O N I Q U E

The Pride est le 5ème album studio du groupe, le premier de cette décennie et le premier avec un nouveau guitariste, Gary Marlow remplaçant Ben Konstantinovic. Nouveau guitariste, nouvelle décennie, ambiance beaucoup, mais alors beaucoup moins Metal que dans l’album précédent (Herald Moth) mais une certaine continuité dans le style. Ceci n’est probablement pas une surprise car outre Simon Taylor, le batteur, le groupe repose surtout sur son âme historique, celui qui écrit ses textes : Dave McPherson.

Une continuité qui a des bons côtés comme une harmonie de groupe et un style souvent reconnaissable, mais aussi ses faiblesses (comme un petit manque de remise en cause et donc… un style reconnaissable !). Ce disque qui pourrait être une déception pour les fans « Metal » du groupe, pourrait tout aussi bien plaire à une nouvelle frange du public et lui donner la banane par son côté (exagérément ?) positif.

 

C’est l’printemps, bonjour, bonjour les hirondelles

Oui The Pride est gai, positif et plein de bonne intention. C’est vert, ça sent bon comme après un ménage de printemps. J’en veux pour exemple A Great Man ou encore Beautiful Sky Garden, deux morceaux que l’on ne verrait pas dans un bon gros disque Metal noir à l’ambiance pesante. Sauf qu'à force d’être bien-pensant, le disque s’englue dans une sorte de soap qui personnellement ne m’a pas convaincu. Et pourtant il y a du bon, de la qualité dans ce disque.

Tout d’abord, il y a des bons musiciens et un chanteur capable de varier ses styles vocaux. La batterie, soutenue par une bonne qualité de jeu de cymbales et la basse de Greg McPherson, le jeune frère, presque électro Metal, donnent du corps à l’ensemble. Les guitares sont présentes et montrent parfois quelques riffs Metal intéressants (Reveries Shores, Guardian). C’est un Metal héroïque, presque épique, très (trop ?) mélodique. Par-dessus, vous avez une belle production, qui a su faire du bon travail de montage de couches musicales sur beaucoup de morceaux (Legacy ou encore Silver Womb). C’est comme Doubichou, il y a une deuxième couche à l’intérieur.

Une production qui a également peut-être pesé sur la structure du disque. Et vous pouvez me croire, ce travail a été capital. Car après une première phase d’écoutes dans l’ordre des chansons, j’ai eu l’étrange idée de mettre tout ceci en mode aléatoire. Et là aïe, c’était affreux, une vraie catastrophe. Plus d’harmonie, plus rien qu’un disque médiocre plein de balades mièvres posées sur des refrains musclés.  

 

Montagnes russes et grandes pleines de l’ouest

Toutefois, dans son format « public », The Pride reste parfaitement écoutable. Certes, comme dans beaucoup d’albums, il y a des hauts (les deux premiers morceaux Reveries Shores  et surtout Moonlit Seabed qui à son style propre et qui est excellent) et des bas (grosso modo la seconde partie de l’album avec tout au fond le fameux Beautiful Sky Garden). Mais les quelques influences perçues sont bien intégrées. Pour ma part j’ai entendu du Genesis des années 70, oui, celui avec encore Peter Gabriel. Le côté psyché de certains morceaux (Escape to mysteriopia, Halcyon Genesis) ou de certaines phases (Guardian, Reveries Shores ou encore Silver Womb) est perceptible. C’est intéressant, presque attachant pour des vieux comme moi.

Mais le plus important c’est que cet album semble taillé pour le marché US. Et même si ces p’tits gars viennent d’Angleterre, leur album pourrait bien faire une belle carrière sur les bandes Rock FM des Etats-Unis. Des morceaux de pur Hard FM (Pantheon, Silver Womb et Legacy) qui fleurent bon le Bon Jovi et même une certaine inclinaison R&B (l’irremplaçable Beautiful Sky Garden) pourraient bien plaire de l’autre côté de l’Atlantique.

 

Pour ma part, et je crois que vous l’avez compris, je reste très mitigé. Partagé entre un coup de cœur (Moonlit Seabed), l’attrait d’une certaine audace (la balade 70’ Escape to Mysteriopia, un bon gros slow sur lequel on aurait emballé y’a de ça très longtemps), la lassitude de ces ballades metallo-mélodieuses presque toutes construites sur le même modèle (des passages doux et mélodiques mélangés à des phases rock ou metal) et le désamour de certains morceaux (Beautiful Sky Garden ou Legacy). Je laisse donc la porte ouverte à ceux que ce genre de musique touchera et j’encourage ceux qui me trouvent trop dur à se faire leur propre opinion.

Finalement, pour ceux que cela intéresse, sachez que InMe sera en concert à Paris (La Maroquinerie) le 19 mai prochain.

 

Tracklist de The Pride :

01. Reveries Shores
02. Moonlit Seabed
03. Great Man
04. Silver Womb
05. Pantheon
06. Escape to mysteriopia
07. Guardian
08. Beautiful sky garden
09. Halcyon Genesis
10. Legacy

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