Infinita Symphonia

Artiste/Groupe

Infinita Symphonia

CD

Infinita Symphonia

Date de sortie

Juin 2013

Label

Scarlet Records

Style

Power Metal Mélodique

Chroniqueur

christian

Note christian

11/20

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C H R O N I Q U E

Ceux qui me lisent connaissent mon attachement au Metal italien (qui n'est pas étranger au dévolu porté sur ce nouvel album : pour son écoute s'entend, si je puis écrire...). J'ai un faible aussi pour le symphonique, pour Fabio Lione et Tim Ripper Owens (qui curieusement s'avère constituer le fil rouge de mes trois dernières chros...).

Tout semblait donc concourir à faire d'Infinita Symphonia (un nom pareil !) mon must de l'été...

Eh bien autant vous l'avouer d'entrée : tout ou presque n'est ici que poudre aux yeux !

Le seul ingrédient qui semble ne pas être un ersatz : ils sont bien italiens. Ce qui au moment du bilan, finit par faire maigre... De symphonique, il n'y a point ! Lione et Owens, invités de marque du précédent opus (A Mind's Chronicle 2010) sont ici remplacés par Michael Kiske mais uniquement sur Fly qui, soit dit en passant, ne casse pas des breaks (!).

Est-ce à dire que ces transalpins-là nous trompent intégralement sur la marchandise ?

Ce serait bien sévère pour d'honnêtes artisans qui luttent probablement pour imposer un style... Mais au fait, de quel style s'agit-il ?

Car ces cinquante minutes (répétées un bon nombre de fois en ce qui me concerne avant de vous livrer mes conclusions...) m'ont laissé perplexe et ce, différemment à chaque écoute !

Procédons par éliminations successives : si Luca Miccioni tente bien quelques ballades pop (d'un goût douteux...) : In Your Eyes ou Waiting For A Day Of Happiness, sa voix sait heureusement se faire plus virile et percutante (If I Could Go Back ou Drowsiness); ce n'est donc pas pop ! Si les guitares (Gianmarco Ricasoli) parviennnent à se montrer incisives dans les rythmiques (If I Could Go Back encore ou Welcome To My World), les riffs manquent de profondeur et de richesse, si quelques soli ponctuent certains morceaux (The Last BreathDrowsiness ou Waiting For...), ceux-ci sont bien courts et peu techniques; ce n'est donc pas heavy pour un sou ! Si l'on excepte la post-intro de The Last Breath qui "s'affole" un peu, le tempo de l'album est plus mid que fast; ce n'est donc pas du speed ! Si on tend l'oreille, il y a de ci de là quelques plages de claviers, une volonté affichée d'émouvoir par des breaks et des ponts (Fly ou Limbo) mais les arrangements brillent par leur... pauvreté et les mélodies finissent par étrangement toutes... se ressembler; ce n'est donc pas du bon prog !

Malgré une appellation des plus pompeuses, ce combo Italien tente donc de nous concocter du power mélodique sans nous convaincre tout à fait avec toutefois des atouts non négligeables : une prod au dessus de tout soupçon, une aisance technique de bon aloi mais si peu d'ambition et d'originalité que leur projet fait... flop !

Dommage... 

 

Tracklist de Infinita Symphonia :

01. If I Could Go Back
02. The Last Breath
03. Welcome To My World
04. Drowsiness
05. In Your Eyes
06. Fly
07. Interlude
08. Waiting For A Day Of Happiness
09. X IV
10. Limbo

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