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Infinity Overture
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C H R O N I Q U ETout droit venu du Danemark, Infinity Overture sort son premier album Kingdom Of Utopia, dans un style oscillant entre un metal progressif et un metal symphonique. D'entrée de jeu, on sait que les orchestrations vont tenir une place importante grâce à l'intro du premier morceau, Millenia. On retrouve grâce aux différents instruments à cordes mais aussi les autres, une ambiance légèrement médiévale comme par exemple l'intro de Kingdom of Utopia. A côté de cela, nous avons le droit à une batterie très présente tout au long de l'album, des guitares plus ou moins appuyées mais qui livrent de bien beaux et impressionnants soli qui servent souvent de clôture aux morceaux comme sur Temple of Doom. On sent que le fondateur et compositeur du groupe, Niels Vejlyt a étudié et travaillé à fond sur cet album pour qu'il soit le meilleur possible ! Il réussit à faire des morceaux plus ou moins complexes avec des changements de rythme, et les musiciens dont il s'est entouré s'appliquent eux aussi avec talent. A noter que le dernier morceau de l'album est un instrumental qui marrie des parties de guitare acoustique avec les instruments à corde puis de longs et rapides soli de guitares électrique accompagnes par une batterie et une basse déchaînées. Pour les amateurs d'instrumentaux réussis et complexes, vouis ne serez pas déçus ! Vocalement, Ian Parry et Lene Petersen sont très présents. La jeune fille n'apparait que très rarement sur les couplets, mais participe plus à ce que l'on pourrait qualifier de pont, et voit sa voix très souvent doublée pour les refrains qu'elle interprète seule ou avec Ian. Quant à lui, il assure avec une voix énergique ses parties de chant et apporte un vrai plus aux morceaux comme sur Wonderland. Son expérience et sa connaissance de son organe lui permettent de doser parfaitement ses intonations mais aussi d'aller chercher l'émotion lorsqu'il interprète le début du morceau Sacred Fire. Les deux chanteurs sont talentueux et cela participe à la réussite partielle de cet album. Partielle, car bien que la technique soit au rendez-vous, l'expérience et le travail aussi, ainsi qu'une production plutôt bonne, il manque quelque chose à cet album. Il est agréable à écouter, mais il n'y a pas de déclics. Peut-être est-ce parce qu'il y a des morceaux qui jouent un peu sur le côté énergique mais sans jouer à fond sur cette carte ? Ou bien parce que finalement, il lui aurait fallu être un peu plus diversifié ? Cependant, ce premier album d'Infinity Overture est tout de même sympathique. Il pourra plaire à ceux qui aiment les touches symphoniques et à ceux qui sont plus axés sur le metal progressif ! Sûrement un groupe et une évolution à suivre ! | |||||||||||||||||