C H R O N I Q U E
Ink City est un groupe de la région parisienne formé en 2005 par Lena Metchta (chant) et Kult (basse), noyau dur du groupe, complété aujourd'hui par Mr. S à la guitare et Stéphane Nikolic à la batterie. Après une démo 3 titres en 2006, Awake in Exile, ils sortent fin 2007 leur premier EP 5 titres au nom tout simple de Ink City EP. Ce qui saute à mes oreilles dès la première écoute c'est la qualité de la production de cet album. Le son est impressionnant ! Premier atout de poids pour nos petit français. On découvre dans ce cocktail de gros son, une grosse rythmique, une bonne basse/batterie et une voix féminine que je qualifierais d'à la croisée de Pat Benatar pour les parties calmes et chantées et Skin la hurleuse de Skunk Anansie. A noter aussi dans les bons points, le très bon accent anglais de Lena dans les 5 titres. On entame avec Claws, à la rythmique bien trempée, pas super original, mais bien envoyée, une basse, bien en valeur dans les passages calmes et un refrain, c'est marrant, qui me fait penser à du vieux System of a Down. La voix s'énerve sur la fin, Quelle patate ! Le seul point qui m'a un peu déplu est le solo de guitare. On attaque ensuite avec Crossroad qui est, encore une fois, un excellent travail de guitares et un gros son qui pète. C'est plus syncopé, la voix montre ses capacités en alternant le chanté et le hurlé. Excellent petit break envoyé par la basse, avant une série de hurlements sauvages. Quelle énergie mes aïeux ! Ben justement on se calme un peu avec Baku. Intro a la voix, assez basse, accompagnée d'une guitare. Passé l'intro on décolle un peu, la rythmique restant à la guitare acoustique. Le gros du travail étant assuré par la chanteuse. Sur ce morceau la voix me fait penser à Pat Benatar (pour les vieux qui connaissent). Bon break, et excellent passage de choeurs. Grosse basses aussi et bon final. On repart avec un très groovy Slappy, ou Lena alterne le chant et les passages hurlés sur le refrain. Très bons riffs de rythmique, épaulés par une section basse/batterie qui assure. J'adore le break du milieu. La chanteuse hurle et se déchaine. Quelle pèche ! Le solo de guitare, pas mal travaillé à la wah-wah, me plait déjà mieux. A peine le temps de respirer que débarque Neverending Way, au gros travail de guitare, difficile de résister sans bouger la tête. Encore des bons breaks, une bonne voix et un bon refrain. Une partie de chant super aigu en "ha-ha-ha", un changement de rythme bien amené, un bon solo (cette fois) de guitare, et un final génial sauf le decrescendo que je trouve horriblement abrupt. Purée déjà finit ! Au final, je reste un peu sur le cul. Je dois l'avouer. J'ai beaucoup aimé ce petit album, et j'attends d'Ink City, une confirmation le plus rapidement possible. On découvre dans cet album un potentiel incroyable, un son qui décoiffe, une voix et des compos plutôt intéressantes. A plusieurs reprises j'ai retrouvé l'esprit d'un vieux System of a Down ou de l'album de Koritni dans cette galette, et surtout la même putain d'énergie du hard rock à l'état pur. Dites Madame Ink City, vous ne pourriez pas les faire un peu plus longs vos EP ? |