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Insidious Disease
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C H R O N I Q U E
Quoi de mieux qu’un all-star band pour créer du buzz ? Vous prenez plusieurs pointures de divers groupes, vous les mettez ensemble, vous secouez bien fort et vous obtenez les espoirs les plus fous. Mais aussi les plus grandes déceptions. Alors quand Silenoz ( Dimmu Borgir ) et Jardar ( Old Man’s Child ) s’acoquinent avec une rythmique composée de Shane Embury ( Napalm Death ) et Tony Laureano ( Nile, entre autres), on peut s’attendre au mieux. Ajoutez à cela Marc Grewe ( Morgoth ) au chant, le cocktail est détonnant et cela s’appelle Insidious Disease. Que penser de cette réunion ? Est-ce fait pour le plaisir, pour s’échapper du quotidien (par hasard, Dimmu Borgir où tout va bien…), pour révolutionner la musique ou recycler des riffs non utilisés ? Inutile en cela de demander des précisions dans la biographie concoctée par Century Media qui ne tarit pas d’éloges sur son poulain. Shadowcast serait un honnête, brutal et violent album de death metal qui ne laissera aucun fan insatisfait. Rien que ça. Alors que vaut la bête ? Elle est en forme, c’est le moins que l’on puisse dire. Fait-elle du death ? Plus ou moins. Pas Marc Grewe en tout cas. Insidious Disease est un amalgame de thrash, de punk et de death. La rythmique est en béton (on pouvait s’y attendre), les guitares sont bien grasses et ne tombent pas dans la technique inutile. La production est bonne, sans effet particulier, ce qui fait plaisir et change des productions ultra chargées de Dimmu Borgir. Cela donne un album moderne sans tomber dans l’excès du jeunisme. Le groupe a su varier les ambiances, entre blast-beats et passages atmosphériques, groove impeccable et guitares tranchantes. Certains morceaux sont des tueries : Nuclear Salvation , The Desire , Facemask . A vrai dire, il n’y a rien à jeter. Ajoutez à cela une imagerie bien gore, ce qui n’est pas sans poser de problème de distribution, et vous obtenez un album dans la pure tradition thrash-death mais qui ne sonne jamais daté. Clairement, on sent que le quintette s’est fait plaisir en proposant une musique neuve, loin de ce qu’ils font habituellement. Bref, une belle surprise.
Tracklist de Shadowcast :
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