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ION DISSONANCE
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C H R O N I Q U ESur la scène brutale, certains comme Despised Icon ou Dew Scented semblent condamnés à jouer les seconds couteaux, capables de coups d'éclats mais jamais constants en terme de qualité, finissant irrémédiablement par répéter la même formule inlassablement. D'autres comme Ion Dissonance réussissent à réinventer leur recette, à trouver des manières de varier les plaisirs. Débarquant sur une lourdeur Meshuggesque et un riff inquiétant, la formule débridée et au faux-air de chaos s'installe gentiment et "The Surge" nous ouvre les portes du groupe. Le chanteur est absolument excellent aussi bien en chant clair que lors des hurlements, donnant une dimension humaine à une musique alternant la mélodie perplexe et la brutalité désordonnée, n'hésitant pas à superposer les deux par moment. "Trough Evidence" utilise toujours ces connotations suédoises barrées mais accentue le côté brutal et violent de la chose. "Kneel" varié, compliqué, "Shunned Redeemer" alourdissant la donne, on atteint même une certaine douceur poétique qui aurait sûrement bien parlé à notre père à tous, Baudelaire avec "You Shouldn't Be Alive". "Sorn Haven" se fend d'une accélération décoiffant en fin de parcours. Une petite pause "Untitled" sombre et froide lance la dernière partie de Minus The Herd, constituée de "Void Of Conscience" et "Tarnished Trepidation". Le premier est très brutal et le second lime l'apocalypse et nous laisse un paysage dévasté en fond de couleur. Malgré le côté répétitif du propos, Ion Dissonance nous livre un excellent Minus The Herd qui fera tout à fait office de brûleur de calories pour cet été, nous permettant grâce à sa formule à base de Meshuggah copulé avec une côté barré au delà des groupes de Mathcore actuel. Une bonne surprise ! | ||||||||||||||