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Jaded Heart
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C H R O N I Q U EJADED HEART, né en 1994, nous livre aujourd'hui son 9ème album, avec toujours au chant le "remplaçant" John FAHLBERG, le charismatique et incontournable chanteur-fondateur-compositeur Michael BORMANN ayant été mis sur la touche par les autres membres en 2004, au grand dam des fans de la première heure. Nous partons dans le registre du hard-rock teinté d'heavy métal et d'une pointe de métal progressif, pour 53 minutes environ et 12 morceaux chantés, à l'exception du premier, une intro instrumentale de 30 secondes. J'ai eu toutes les peines du monde à chroniquer cet album. Il ne s'est révélé, pour moi, qu'au fil de nombreuses écoutes. La faute à la partie chant je crois, qui ne parvient pas à mettre suffisamment les morceaux en avant. Lors des premières écoutes, j'ai trouvé cet album quelconque. Pas déplaisant, mais quelconque. Ce n'est donc qu'après moult écoutes que je me suis rendu compte que c'était une vraie bombe au niveau musical. Quel guitariste ce Pete OSTROS ! Les morceaux sont truffés de passages réussis, tour à tour mélodiques, énergiques, progressifs, speeds, techniques. Bref, un jeu de guitare puissant, à la technique sans faille et au service des morceaux. Le problème vient du chant, qui vient couper les envolées de guitare, tout en restant globalement poussif et plat. Il contribue grandement, à mon sens, à annuler quelque peu la qualité du jeu de guitare. Ne vous méprenez pas, le chant n'est pas catastrophique, horrible ou insupportable, mais il est simplement sans relief et produit à l'écoute une sorte d'atténuation du relief des morceaux et donc de leur qualité et surtout de leur intérêt. Les parties musicales sont géniales, mais trop brèves et écourtées pour laisser la place au chant. L'effet négatif est donc double : non seulement on reste un peu sur sa faim car on aimerait profiter de cette guitare pour des solos qu'on sent poindre et qu'on voudrait bien plus longs, mais en plus le chant annihile les effets positifs conférés par ces parties instrumentales. D'ailleurs la fin de l'album est assez révélatrice de cette situation, avec les plages 7 "One life, one death", n° 9 "Hell just arrived", n° 10 "Psycho kiss", n° 11 "Come to the feast" et n° 12 "Exterminated" qui clôture cet opus. Le début de tous ces morceaux s'écoutent sans qu'on y prête attention, et puis d'un coup, pour chacun, on relève la tête et on se dit "ouhaou, quel morceau". Effectivement, toutes ces pistes comportent une superbe partie de guitare, souvent remarquable et qui fait mouche. Alors on réécoute le morceau en se disant que ce n'est pas possible d'être passé à côté d'un tel bonheur. Et là, on "s'endort" lors des 3 premières minutes, le temps que le chant se déroule, et on se réveille tout de suite après, pour la partie instrumentale ! C'est un peu dommage… Une mention spéciale pour la piste n° 3 "Fly away", le meilleur titre de l'album, tant au niveau du chant que de la mélodie et de la partie instrumentale. Un très bon morceau. Malgré ces critiques, je mettrais néanmoins une note correcte à cet album, car ils sont vraiment très forts sur le point de vue musical. Cependant, ça ne m'empêchera pas de regretter l'impression générale qu'il me laisse, celle qu'on n'était pas loin d'un super album, mais qu'il manquait assurément un ingrédient. Qu'ils gardent tous les musiciens actuels mais qu'ils se débarrassent de ce chanteur !
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