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James LaBrie
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C H R O N I Q U E"On ne change pas une équipe qui gagne", c'est ce qu'ont dû se dire James LaBrie (accessoirement chanteur de Dream Theater) et son complice de longue date, le claviériste Matt Guillory, au moment de s'atteler à la réalisation de cet Impermanent Resonance, troisième album à sortir sous le nom du chanteur. Tout comme pour Static Impulse on retrouve donc, en plus des deux compères déjà cités, l'excellent guitariste italien Marco Sfogli, le batteur Peter Wildoer (Darkane) et le bassiste Ray Riendau (Halford). Une belle brochette de tueurs, donc. Et musicalement , que nous réserve cette nouvelle aventure ? Globalement, le style abordé ici est très proche de celui développé sur l'album précédent. Pour rappel, Static Impulse avait surpris. Personne ne s'attendait vraiment à ce que le chanteur de Dream Theater livre un album aussi puissant, moderne et agressif. Le propos était très influencé par la scène death mélodique suédoise et de nombreuses compos évoquaient la musique d'un Soilwork sur laquelle James serait venu poser sa belle voix. Pendant qu'Agony, première chanson de ce nouvel opus, se déroule, on constate que la recette est strictement la même que celle utilisée pour One More Time (la chanson qui ouvrait Static Impulse). Tempo rapide, jeu de batterie technique impressionnant de Peter Wildoer qui en profite également pour poser son chant extrême sur le couplet, refrain hyper immédiat et mélodique... Excellent démarrage ! Ce metal résolument moderne, à la production formidable et aux sonorités électro procurées par les claviers de Guillory, est également de mise sur les titres suivants, Undertow et Slight Of Hand, qui maintiennent un bel équilibre entre puissance, noirceur et mélodie. Puis arrive le tube, le hit au refrain imparable : Back On The Ground. Le côté pop est indéniable et fera grincer des dents les amateurs de musique moins radiophonique mais la mélodie, une fois entrée dans votre tête, ne vous lâchera plus et vous vous retrouverez à chanter le refrain des jours durant. Le reste de l'album est à l'avenant mais offre plus de compos qui oscillent entre metal mid-tempo et ballade (comme Back On The Ground) que de titres rapides et incisifs (comme Agony). C'est donc l'aspect catchy et mélodique qui est privilégié (Holding On, Lost In The Fire, Destined To Burn, la ballade Say You're Still Mine), ce qui ne manquera pas de rassurer ceux qui n'apprécient pas trop les interventions vocales de Wildoer et les blast beats. Heureusement (pour moi, du moins), quelques autres morceaux bien puissants (I Got You ou I Will Not Break) qui rappellent le début de l'album sont de la partie. Voici donc encore un bel effort de James LaBrie (je n'ai même pas dit qu'il chantait très bien !) et ses acolytes. C'est sûr, l'effet de surprise créé par Static Impulse s'est légèrement estompé et j'aurais personnellement souhaité qu'Impermanent Resonance contienne plus de chansons comme Agony et un peu moins de compos formatées heavy-balladesques certes efficaces mais qui ont tendance à se ressembler. Cela dit, il y a fort à parier que ce choix plus mélodique ravira les auditeurs qui n'avaient pas été séduits par l'album précédent et le recours (un peu) plus régulier aux vocalises extrêmes de Peter Wildoer. Vu la qualité d'écriture, les mélodies accrocheuses, la production impeccable et la performance des musiciens, je n'aurai pas l'audace de me plaindre d'Impermanent Resonance. Cependant, pour les raisons évoquées plus haut (l'effet de surprise, un propos légèrement plus musclé) je sens que son prédécesseur gardera ma préférence.
Tracklist de Impermanent Resonance : 01. Agony Venez donc discuter de cette chronique, sur notre forum ! | |||||||||||||||||