JAMES LABRIE

Artiste/Groupe

James LaBrie

Album

Prime Cuts

Date de sortie

10 Juillet 2008

Style

Rock Prog

Chroniqueurs

Christian, Didier

Note Christian

12/20

Note Didier

13/20

Site Officiel

www.jameslabrie.com

C H R O N I Q U E Christian

Ce n'est assurément pas un album pour moi !

-Je ne suis pas un fan invétéré de Dream Theater : leurs compos, riches au demeurant, m'ennuient...

-Je connais mal la carrière de leur chanteur : ses projets solo, ses participations à Mullmuzzler ou Explorers club, sa contribution à l'opéra "Leonardo; the absolute man"...

-J'apprécie le prog quand la guitare s'emballe...

-J'ai du mal à supporter les coups de pub cousues de fil blanc.

Je ne suis donc pas de bonne foi !

Le fait que cet album, distribué par Magna Carta, soit une compil de 10 de ses meilleurs morceaux interprétés entre 90 et 2005 met ses fans en appétit...pas moi !

La qualité des musiciens qui accompagnent Labrie ne fait aucun doute : en citer quelques-uns souligne le propos : Steve Morse, Mike Kenneally, John Petrucci aux guitares, Trent Gardner aux claviers, John Myung à la basse, Terry Bozzio ou Mike Mangini aux batteries... Remarquer que tous font partie de la "grande famille" de Magna Carta me laisse perplexe !

La longueur des pistes démontre leur aisance à broder soit à partir d'une compo de Rush ("Red barchetta" : 6'13"), d'Emerson Lake and Palmer ("A time and a place" : 6'14"), de Mullmuzzler ("Afterlife" : 8'30"), d'Explorer's club ("Vertebrates" : 5'46" et encore, il en manque 6'...) mais perso, je ne peux réfreiner des baillements répétés... Je vous mets au défi d'écouter sans vous lasser "As a man thinks" 8'11 !

La voix du héros s'adapte à tout : sait être suave ou violente quand il le faut, excelle dans l'usage du vibrato, fait fi des frontières stylistiques mais ne me transporte jamais...

Je vous le confiais d'entrée : les concerts de Dream Theater vous feraient bondir à l'autre bout de la planète, ce disque est conçu pour votre plus grand plaisir en particulier "Shores of Avalon" ou "A simple man"...A l'inverse, vous savez reconnaître la virtuosité d'un musicien mais ne prenez pas votre pied sans l'indispensable jus de pêche, passez votre chemin...

C H R O N I Q U E Didier

Bon alors je suis fan de Dream Theatre, je dois avouer aussi avoir bien aimé le premier album solo de James "Elements of Persuasion", je suis donc sensé me jeter sur ce nouvel opus. Ce que je fis, bien entendu. Et bien là mes aïeux, quelle déception. Je comprend rien à cet album, et j'arrive pas à en capter l'idée. Alors je plonge sur mon ordinateur et fais quelques recherches et découvre que "Prime Cuts" n'est en fait qu'une compilation Magna Carta du travail de James. Alors il y a des bouts de son groupe MullMuzzler, d'autres de son groupe Explorers Club, d'autres encore des l'albums tribute à Rush ou à ELP (Emerson Lake and Palmer) et enfin un extrait de l'Opera Rock "Leonardo: the absolute man". Bref aucun lien entre tout ça sauf la voix de James Labrie et Magna Carta. Je comprends déjà mieux. Pour détailler un peu plus je dirais que les morceaux sont plutôt hétérogènes, allant du progressif étrange et intéressant comme le long "Afterlife", le très oriental "Shore of Avalon" ou le très Dream Theatre "His Voice". Plutôt bons et tout a fait dans le répertoire habituel du chanteur. On trouve aussi des reprises comme la célèbre "Red Barchetta" de Rush (ouais bof) ou la reprise d'ELP "A time And a Place" (bof bof). Intéressant aussi est l'extrait de l'opéra rock "Leonardo: the absolute man", sur lequel James et la chanteuse Lisa Bouchelle font plutôt du bon boulot. Le reste me semble totalement inadapté à une compilation. Le très bizarroïde "As A Man Thinks" de 8mn et au refrain insupportable ou "A Simple Man" sans grande inspiration! Les morceaux sous le nom Explorers Club, sur lesquels j'accroche pas du tout, lourdingue, dissonants, pas très inspirés.

Au final je suis plutôt déçu, l'album sent la compil décidée par l'ancienne maison d'édition (il est aujourd'hui sur Inside Out). Beaucoup de morceaux de MullMuzzler, alors pourquoi pas plutôt acheter un des deux albums de MullMuzzler carrément. C'est ballot...