BEYOND THE STYX "Divid",
CRIPPLED BLACK PHOENIX "Sceaduhelm",
ARMORED SAINT "Emotion Factory Reset",
THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT "Seed Of The Formless",
VANIR "Wyrd"
Tout commence en Angleterre, dans les Midlands pour être précis quand deux gamins du coin, un chanteur et un guitariste, James Batholomew et Tyler Arrowsmith se rencontrent pour former un groupe autour de leur passion pour le hard rock à l’ancienne teinté de sépia à la seventies. Rejoint par Ed Evans à la batterie puis Ricky Hodgkiss à la basse, le groupe commence très vite à faire parler de lui comme un digne représentant de Led Zeppelin. Hein ? Quoi ? C’est quoi c’t’histoire ? Led Zep, beaucoup ont essayer de les imiter, mais rien que de leur arriver à la cheville, peu en sont arrivés, sauf à singer ces derniers.
A regarder Jayler on risque de rentrer dans cette catégorie puisqu’il suffit de les voir avec leurs gilets en moumoute, la démarche à la Robert Plant (tiens on y vient), les coupes de cheveux, les colliers, ça fleure fort le plagiat.
Dès les premières notes de Voices Unheard ce qui saute aux yeux (aux oreilles plutôt) c’est cette maitrise de leurs instruments. Les riffs sont excellents, la voix de James Bartholmew est parfaitement maitrisée, la batterie fait des lignes remarquables et aucun doute sur leurs inspirations seventies. Nous sommes en plein hard rock à l’ancienne ultra maitrisé et agréable. Et pourtant…Dès Riverboat Queen on dirait Ramble On de qui-vous-savez par moment. Ça y est les comparaisons commencent…Et si le titre est bien foutu, la comparaison et l’influence sont plus que marquées ici.
Le groupe essaie de s’émanciper en proposant de titres plus personnels comme The Gateway ou Hate to See It End où on se retrouve dans un hard rock typé blues à l’ancienne, ce qui est surprenant vu l’âge moyen du groupe. Mais entre une ligne de basse sublime, une guitare rythmique que fait le boulot et des solos sortis de nulle part (Need Your Love), il faut reconnaitre qu’ils en ont dans le calbar les minots.
Voilà, une fois qu’on a dit ça, on va aussi comparer le groupe à…qui déjà ? Avec des morceaux comme Alectrona ou Over The Mountain où la voix est très proche de Robert Plant, on pense trop souvent à leurs pairs. Et pourtant quand ils reprennent les rênes sur Hate To See It End, on retrouve ce hard à la seventies, forcément, le groupe reprend ce pour quoi ils sont fort. Ça envoie, ça crie, ça fait grincer les guitares, du gros son en somme. Jayler va même jusqu’à proposer un guitare – voix sur Bittersweet qui met en lumière et surtout à nue la voix de James Bartholomew pour l’un des plus beaux moments de cet album.
Il faut être clair, Jayler possède de l’or dans ses mains et nous le montre par moments sur cet album. Ils ont un son original, moderne dans l’ancien, font preuve de grand talent c’est indéniable. Pourtant s’il est de rigueur de s’influencer de ses pairs, il ne faut pas non plus les imiter de trop sous peine de tomber dans un tribute band, surtout quand il s’agit de Led Zeppelin. Avec un peu d’émancipation Jayler devrait normalement tout arracher dans l’avenir, d’autant qu’ils ont l’avenir devant eux. En tout cas il est toujours possible de venir les voir sur scène en première partie de Deep Purple sur la tournée 2026. Aucun doute que sur scène ça devrait assurer un max.
Tracklist de Voices Unheard : 01. Intro 02. Down Below 03. Riverboat Queen 04. Need Your Love 05. The Gateway 06. Bittersweet 07. Hate To See It End 08. Over The Mountain 09. Alectrona 10. Lovemaker 11. The Rinsk