C H R O N I Q U E
Il
va être bien difficile de faire des éloges sur cet
album solo du frontman de Racer X.
Pourtant merveilleusement accompagné par des musiciens
hors pair tels que Paul Gilbert, Russ Parrish, Michael Schenker
etc ..., "The Fool" a la fâcheuse tendance à
tourner en rond dans une atmosphère vieux métal
dans laquelle les démonstrations guitaristiques ennuient
souvent. De plus la production n'est pas vraiment à la
hauteur.
"Evil eye" ouvre le bal. Sur ce premier morceau, la
voix du chanteur sonne dans un timbre rappelant parfois celui
d'Alice Cooper. Le style est un heavy plutôt traditionnel
sans grande originalité sur des ambiances un peu sombres.
Sur "Till The Sun Burns Away" on peut carrément
parler d'ennui, un morceau dans un pseudo-style Savatage des années
80 dont la moitié n'est faite que de masturbations guitaristiques
improvisées. Certes Paul Gilbert et Michael Schenker sont
des bêtes et on le ressent bien, mais on frise le n'importe
quoi sur ces impros aux ambiances déjantées.
"Steppen on my grave", morceau hard-rock bien traditionnel
typé années 80, relève un peu le niveau.
Malheureusement le refrain est martelé sans cesse et on
se demande où est l'originalité.
"She", toujours dans un style vieux métal 80's
à la Savatage, comporte cette fois des solos plus intéressants.
Après un instrumental sans grand intérêt arrive
"I Am The Walrus", incroyable ! on croirait entendre
Alice Cooper que ce soit au niveau du timbre de voix comme du
style parfaitement égalé. Plutôt sympathique
pour les nostalgiques ! Chapeau bas.
"Eat my money" continue sur la route des années
80 par son funk-métal à la Extreme.
"151 Idiots", morceau lent plutôt mélancolique,
part dans sa partie instrumentale sur des ambiances jazz-rock
afin de laisser les virtuoses se faire plaisir.
De retour à un métal ultra-traditionnel mid-tempo
sur "Climb the cross" - coup de chapeau à Paul
Gilbert pour son solo monstrueux.
"Art Of Thunder" frise encore le n'importe quoi sur
la 2ème moitié. Alors que le morceau démarre
sur un rock n' roll plutôt sympathique, tout à coup
ça dégénère en solos de batterie cassant
totalement l'ambiance.
"Fool" termine enfin l'album du même nom par un
métal des années 80 typé Savatage/Black Sabbath
plutôt sombre.
Pour conclure, Jeff Martin nous offre un album décevant.
Alors que "The Fool" contient tous les éléments
qui ont fait le succès du métal des années
80, les compos sont plates, la production moyenne, et l'omniprésence
des virtuoses solistes ennuie et saoûle.
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