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JOHN 5
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C H R O N I Q U ELa lecture des chroniques plutôt mitigées de nos confrères et autres presse métal du nouvel album de John 5, ancien guitariste de Marylin Manson, n'incite pas vraiment à se lancer dans l'écoute de ce "The Devil Knows My Name" et c'est un tort regrettable. Rien que les noms prestigieux des invités spéciaux présents sur cet album (j'ai nommé Joe Satriani, Jim Root (Slipknot) et Eric Johnson) sont un gage de qualité. Car en effet, les neo-metalleux s'attendaient peut-être à un album de neo-metal vu la dégaine du bonhomme mais il n'en est rien. "The Devil Knows My Name" est tout bonnement un excellent album instrumental de guitar-hero sur lequel John 5 affiche des styles à la fois rock, métal, country, bluesy et néo-classiques. On ne s'ennuie jamais tout au long de cet album, les compos sont généralement accrocheuses, la technique guitaristique de l'aller-retour de John 5 époustouflante. Le plutôt speed "The Werewolf of Westeria" sur lequel Joe Satriani intervient contient un thème accrocheur et facilement mémorisable. "27 Needles" affiche les influences à la fois country et néo-classiques du guitariste, le tout sur des rythmiques très métal. On se demande parfois si Steve Morse n'est pas en train de taper le boeuf avec Patrick Rondat !! Le morceau le plus métal de l'album est bien évidemment "Black Widow of La Porte" sur lequel Jim Root est invité, les solos et thèmes de guitare solo restent toutefois mélodiques et accrocheurs sur des rythmiques énormes ultra-heavy. Sur "The Washing Away of Wrong", John 5 qui a invité Eric Johnson officie dans un blues-metal puissant. Cet album comporte également 2 reprises, tout d'abord la fabuleuse reprise instrumentale de "Welcome To The Jungle" de Guns N' Roses qui sonne à la perfection comme l'original avec le même toucher que Slash. C'est amusant d'entendre le chant d'Axl Rose imité à la wah-wah. L'autre reprise étant un blues de Chet Atkins "Young Thing". Pour conclure, John 5 nous livre là un excellent album de guitare instrumentale aux nombreuses influences bien plus accrocheur et personnel que ceux que les grands du shred nous ont proposés depuis un bail. Un album que les férus de guitar-hero se doivent d'écouter, ce n'est pas parce que le bonhomme vient du néo-métal et que la pochette n'est, pour une fois, pas clichée guitar-hero qu'il ne faut pas y jeter une oreille attentive. Après tout, l'habit ne fait pas le moine. | ||||||||||||||