Karma To Burn

Artiste/Groupe

Karma To Burn

CD

V

Date de sortie

Mai 2011

Style

Stoner Instrumental

Chroniqueur

philippec

Note philippec

13/20

Site Officiel Artiste

Myspace Artiste

C H R O N I Q U E

Formé en 1994 par Will Mecum (guitare), Rich Mullins (basse) et Rob Oswald (batterie), le groupe de Virginie Occidentale Karma To Burn joue à l'époque une musique entièrement instrumentale, fortement influencé par le stoner.

En 1996, après sa signature avec Roadrunner Records, le groupe est contraint par le label d’engager un chanteur. Le trio sort donc un album éponyme avec Jay Jarosz au chant, puis le remercie dans la foulée pour retourner à un rock instrumental.

A cause de cela, Wild, Wonderful... Purgatory, leur second opus, ne sera pas distribué aux USA par Roadrunner et en 2001, après la sortie de son troisieme album, Almost Heathen, Karma To Burn se met en sommeil. Will, Rich et Rob ont continué malgré ça leurs activités musicales dans différents projets, comme Year Long Disaster, Nebula, Speedealer, Treasure Cat… Et en 2009, ils décident de réactiver Karma To Burn. Ils enchaînent les dates, dont le Hellfest 2009 où ils font une prestation remarquée. Puis ils sortent en 2010 Appalachian Incantation, leur quatrieme album, enregistré par Scott Reader (Kyuss). Comme toujours, les compositions sont pratiquement toutes des instrumentaux, seul un titre est chanté par Daniel Davies de Year Long Disaster...

Pour cette fin de printemps, Karma To Burn signe son retour avec un  nouvel album, V, puis sera à l'affiche du Hellfest 2011.

Après ce petit historique, parlons de V… Et bien pas de surprises ! Le groupe tient à sa formule en trio et à l’aspect instrumental de son univers musical. Même si toutefois trois titres sur huit sont chantés par Daniel Davies

Pour les non initiés, Karma To Burn nomme tous ses instrumentaux par des nombres. L’opus commence par Forty-Seven, une composition basée sur une lourde rythmique, suit Fifty qui se veut un tantinet plus léger et aérien, puis dans le même esprit Forty-Eight. Sur ces titres, il manque peut-être un solo de guitare qui appuierait le côté atmosphérique et, surtout, qui allégerait leur écoute… Voilà The Cynic, un titre chanté qui permet de reprendre son souffle et d’apprécié la voix de Daniel Davies, qui a des similitudes avec celle de Robert Plant. A la fois psychédélique et sabbathien, ce brûlot redonne la pèche ! On repart sur une série de deux nombres, Forty-Nine et Fifty-One, assez similaire à la première série de trois où l'on peut encore remarquer l’absence de solos.  En finale, la seule composition originale ayant un solo est l'excellent  titre chanté Jimmy D… On termine avec Never Say Die, une sympathique reprise de Black Sabbath illuminée par un excellent Daniel Davies et le deuxième solo de Will Mecum.

V procure un sentiment mitigé où plaisir et ennui s’entremêlent si on respecte la tracklist originale, les instrumentaux les uns derrières les autres peuvent lasser.

Donc, pour éviter de décrocher dès la première écoute, je vous préconise l’ordre suivant : Forty-Seven, Fifty, The Cynic, Forty-Eight, Jimmy D, Forty-Nine, Never Say Die, Fifty-One. Là, peut-être que vous arriverez à apprécier le talent de Karma To Burn.

 

Tracklist de V :

01. Forty-Seven
02. Fifty
03. Forty-Eight
04. The Cynic
05. Forty-Nine
06. Fifty-One
07. Jimmy D
08. Never Say Die
(Black Sabbath cover)

 

 

 

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