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Karmic Link
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C H R O N I Q U ELa difficulté quand on sort un second album, comme c'est le cas ici avec Karmic Link, c'est que l'on doit soit confirmer son talent, soit gommer les grosses imperfections qui se trouvaient sur le premier opus. Pour Karmic Link et Esoterica, nous sommes plus face à la première situation, car les amateurs de gothic metal industriel avait vu en ce groupe une formation intéressante. Tout d'abord, le groupe a recruté un nouveau membre pour la guitare et la basse et il est indéniable que ce changement s'entend ! Un jeu plus puissant, plus présent, plus maîtrisé, voilà ce qu'apporte Evan Hensley. Quant aux claviers de Stathis Kassios, ils sont toujours présents, mettant l'accent sur le côté atmosphérique de la musique du combo. Le tout est plus homogène que sur le premier album, on sent qu'une ligne directrice a été choisie pour ce second concept album, même s'il faut avouer que le concept et l'évolution de celui-ci se ressentent plus dans les textes que dans la musique. Et encore. Mais très vite, on prend conscience n'est pas une grande réussite. Après cinq titres on en a marre de cette atmosphère, on se demande quand la musique va enfin prendre sa vraie dimension, quand elle va nous réveiller, quand les refrains vont être accrocheurs ou encore quand une chanson va enfin sortir du lot. La réponse n'est pas sur cet album et certainement pas avec l'instrumental qu'est Pleasure Is Nothing Without Pain. Quant à la voix de Mina, qui aurait quitté le groupe depuis l'enregistrement de l'album, c'est le point fort d'Esoterica. La jeune femme connait sa voix et la maîtrise parfaitement, sans fautes de goût. Cependant, on sent chez elle un potentiel qui n'est pas complètement exploité et la jeune femme peine à nous faire ressentir la moindre émotion. Voilà un défaut qu'elle a en commun avec la musique. Le seul, mais qui malheureusement ressort trop. Si elle peut être puissante pouvant presque nous faire penser à Floor Jansen (ex-After Forever et membre de Revamp), la demoiselle n'est pas mise en avant comme il le faudrait et cela gâche son travail pourtant très bon. On évoquera le speech de The Seperate Reality, pas sensas et qui n'apporte presque rien, et les apparitions de chant death sur Fire que l'on oublie très vite... Vous l'aurez compris, ça ne casse pas vraiment trois pattes à un canard. Esoterica n'est pas l'album de l'année, ni même du mois. Il s'écoute, oui, mais sans apporter grand-chose à l'auditeur. Le manque de mordant dans les compositions donne le sentiment que le groupe n'a fait que survoler ses compositions alors qu'il avait le potentiel pour creuser la chose et nous faire un meilleur album. Et si les talents de Mina, Evan et Stathis se mêlent sur cette galette, ils ne suffisent pas à en faire un produit intéressant.
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