King Dude

Artiste/Groupe

King Dude

CD

Burning Daylight

Date de sortie

Octobre 2012

Label

Indépendant

Style

Doom-Pagan Rock

Chroniqueur

dominique

Note dominique

15/20

Site Officiel Artiste

Myspace Artiste

C H R O N I Q U E

Inclassable et étrange, voilà ce que l’on peut dire de ce second album de King Dude (si je ne tiens pas compte des « longs » EPs sortis entre 2009 et 2011). On peut souligner comme une évidence le fort attrait que le Rockabilly et les sixties ont eu sur le groupe de Seattle, mais à cette exception, ce disque est à considérer comme un OMNI (Objet Musical Non Identifié) en ce début d’automne. Est-ce l’ambiance lourde et industrielle de cette ville pluvieuse du nord de la côte ouest qui pousse à cette approche artistique minimaliste et dépressive (on se souvient que d’autres, comme Kurt Cobain, ne s’en sont jamais remis) ? Je ne pourrais le dire, mais quoi qu’il en soit, ce Burning Daylight ne devrait pas vous laissez indifférent si vous aimez les atmosphères sombres et les tempos très lents d’un Pagan-Doom Rock-Folk unique… je vous l’avais dit, inclassable.

Epurement.

Le format est très simple, des voix venues d’outre-tombe ou d’ailleurs (comme dans My Mother Was The Moon), une batterie parfois martiale (Holy Land, Vision in Black) mais plus souvent très discrète, des guitares sèches et électriques et quelques synthés ou des orgues pour l’Introduction et le morceau de fin, Lord I’m Coming Home. Mais jamais tout en même temps, non, les instruments sont parcimonieusement distribués comme des épices précieuses, afin de ne pas perdre le côté minimaliste de l’ensemble. Le troisième titre, Barbara Anne, en est un exemple de cette démarche. Une guitare sèche à la rythmique lancinante et une voix variant entre terre et air… quatre minutes intenses durant lesquelles nous somme transportés dans les plaines arides de l’ouest américain. Quelques titres proposent un tempo légèrement plus soutenu (I’m Cold) mais toujours avec la même approche stricte. Les voix sont souvent en distorsion ou en saturation, ce qui souligne l’ambiance sombre et triste. Chaque titre apporte sa propre touche à cet édifice étrange. Vision in Black, une rupture mélodique aussi inattendue que géniale ; Holy land, des tambours guerriers ; le single Jesus in the Courtyard, une approche de crooner soutenue par la voix fantastique de TJ Cowgill... ou encore une ambiance feu de camp pour le plus léger (musicalement, pas lyriquement) I Know Your Mine. J’avoue avoir eu un coup de cœur pour l’excellent Jesus in the Courtyard, pour le planant My Mother Was The Moon ainsi que pour le court morceau qui suit, Lorraine, qui me rappelle un je-ne-sais-quoi de mon enfance. Enfin, si dans l’ensemble ce disque pourrait à lui seul être une BO de Quentin Tarantino, le titre You Can Break My Heart semble directement extrait de celle de Pulp Fiction.

Oscillant entre Johnny Cash, Lou Reed et Neil Young (façon Le Noise) cet album sort des sentiers classiques du metal et apportera à ceux qui oseront prendre le temps de s’y aventurer, des sensations aussi intenses que profondes.

 

Tracklist de Burning Daylight :

01. Introduction
02. Holy Land
03. Barbara Anne
04. I’m Cold
05. Vision in Black
06. Jesus in the Courtyard
07. I Know Your Mine
08. My Mother Was the Moon
09. Lorraine
10. You Can Break my Heart
11. Lord I’m Coming Home

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