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K O T T A K
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C H R O N I Q U EAvant de démarrer cette chronique, une petite présentation de Kottak s'impose. KOTTAK est le nouveau nom de KRUNK, un groupe fondé en 1994 aux Etats-Unis par Jimmy Ratchitt (chant/guitare), plus connu en tant que batteur de SCORPIONS sous le nom de James Kottak ou pour son travail au sein de KINGDOM COME, WARRANT ou MSG, et Athena (soeur de Tommy Lee) à la batterie. Accompagnés par Rev Jones (MSG) à la basse et Dave Whiston à la guitare lead, Kottak nous livre ici son premier album studio "Therupy". C'est une reprise de Cindy Lauper "Money Changes Everything" accélérée et ultra-punkisée qui ouvre le bal. Côté production ça sonne, c'est à la hauteur. Kottak officie donc un hard-rock aux gros riffs basiques puissants simplistes mais efficaces. Le génial "Ripped", sonnant tel un gros hard US digne d'une BO de films pour ados, vous entêtera par son refrain imparable. Un gros rock simpliste, pas de démonstrations, c'est du droit au but. L'influence de Green Day apparait indiscutablement sur "Song That Won't Go Away". Un punk des plus influencés par le groupe américain et ultra-facile d'accès. Une nouvelle fois, ça sent la BO d'un film d'ados ricains. Mais avec Kottak ça n'a rien de péjoratif car les morceaux sont si faciles d'accès et si entêtants qu'on accroche au quart de tour. Et puis tout à coup on commence à sombrer dans l'ennui. Tout d'abord sur "Do You Want To Play" aux rythmiques funk rock à la Fishbone sonnant pourtant tel un gros hard basique sur le refrain. Un morceau dispensable de par sa banalité excessive. Puis c'est au tour de "I Miss You", un morceau mid-tempo au bord de la ballade rock mélancolique. Rien de magique. "Pink/Soft", un peu plus énergique, a du mal à relancer un album qui démarrait si bien mais qui, après 3 morceaux, chute de niveau de façon drastique et n'arrive plus à capter l'attention de l'auditeur. Jusqu'au dernier morceau, on oscillera entre punk, gros rock basique, pseudo-ballades quasi-commerciales notamment sur "High (In My Little Room)" et rap/metal dispensable sur "Anti". C'est la reprise de Scorpions de "Holiday" qui conclue ce Therupy. Démarrant en respectant plus ou moins le tempo de l'original, Kottak la punkise et l'accélère totalement par la suite. C'est sympatoche mais sans plus, il faut bien reconnaître que la voix de James Kottak n'arrive pas à la cheville du chanteur de Scorpions. Pour conclure, Kottak nous offre ici un album de punk-rock plutôt efficace mais des plus basiques, et qui, il faut bien l'avouer, a du mal à captiver sur la longueur. Un album à conseiller aux fans de Green Day et de groupes US à la mode s'adressant aux ados. Sympathique mais sans plus... | ||||||||||||||