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KOURTYL
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C H R O N I Q U E (Isa)Voilà que ce jeune groupe plein d'énergie s'impose dans le Temple du Rock Progressif. KOURTYL. Ils ne sont que quatre, P. Curralo (guitare et chant), J. Calani (guitare), B. Maillard (basse), M. Linon (batterie). Le groupe est né en 2001. Douceur, sensations fortes et puissance accompagnent les mots pleins de poésie. "6 Renes", jeux des mots sur cette mélodie langoureuse soulevée par une voix légère féminine à laquelle nous ne pourrons échapper... "P. Curralo a une trés belle voix, il s'impose bien au milieu de riffs vibrants. "Princesse", cette poésie survolée d'une guitare acoustique laisse un petit gout de Porcupine Tree en même temps, les riffs oscillent faisant penser à "A Perpect Circle". "Gabrielle", toi qui porte le nom d'un ange... avec tant de puissance.... Les mélodies s'enchainent les unes derrière les autres avec des mots qui parlent de la vie jusqu'à la fin des temps et surtout d'amour. Les titres sont des prénoms féminins et c'est ce qui fait, entre autre, le charme de cet opus. Il est tout particulièrement bien ficelé et planant comme "cathy". Nous sommes dans ce monde plein de poésie et de grâce. "Le Royaume De Mu" sonne avec puissance, les mots réclament et lance un appel. Détresse... Jusqu'au "Soleil Levant". Du gros son , des riffs se suivent et se poursuivent pour arriver à cette "Extention" qui ne durera seulement 2 petites minutes mais seront pleine d'énergie avec ces riffs bien saturés ou l'on parle d'Immortalité. "Un monde Parfait" où la paix y est seule onde sous des chants légers des anges. Ce titre est somptueux et fait penser à Tool, alternatif et progressif légèrement orientalisant, envoutant et le tout pendant neuf superbes minutes. La puissance montera et fera place à un son plus lourd, mais toujours trés bien géré. Pile poil ce qu'il faut ou il faut. Chapeau les gars... Ce groupe est plein d'avenir. Avis aux fans de Prog, nous avons là un excellent cru de jeunes poètes des temps moderne, pleins de nostalgie et cette puissance bien présente. Rien à jeter et bien ficelé. On sent là leurs influences du monde progressif et alternatif. C H R O N I Q U E (Damien)Kourtyl est français ! Kourtyl est même parisien ! Et Kourtyl est progressif ! Alors certes, ce terme peut ressembler à un fourre tout. Et oui, encore une fois, le français dans des chansons rock/metal, c'est pas souvent beau. 6-rene, le morceau qui ouvre ce disque est mélodique, classieux et...sonne comme beaucoup trop d'autres choses. On pense à une certaine scène française des années 2000, genre Nihil ou Dham. On pense aussi à Incubus pour la mélodie. Princesse recycle lui des attitudes post grunge à la Pearl Jam. Oui, ne vous attendez pas à entendre parler de références prog ici, le ton est grungy et les mélodies sonnent un peu...néo ! L Le prog est en fait présent sur le troisième morceau, Gabrielle, qui malgré son texte quelque peu cliché ("Toi qui portes le nom d'un ange" ...Sacré scoop !) réussit à faire passer un bon moment. Du rock donc, du metal, du prog, du grunge. Et c'est encore une vague de Pearl Jam qui nous frappe sur Marie (ressemblance jusque dans les noms de chansons, si Marie rencontrait Jeremy...). Morceau enervé que ce Marie, pour le coup étant directement un retour aux démos des groupes des années 2000, des groupes néos, pas ceux brutaux qui ont effrayé la planète, non, ceux qui misaient sur la mélodie. Et encore et encore cela nous est confirmé, la formule de Kourtyl se précise : des guitares entre rock et metal, une forme progressive, des chansons dans un esprit très Eddie Vedder, et une touche pop sympathique. Damnée, Cathy (le groupe aurait-il un compte à régler avec les femmes ou exprime-t-il sa part de féminité ?). Le royaume de Mu est intéressant dans le sujet qu'il aborde, mais encore une fois cela sonne très cliché et déjà entendu. Et les morceaux défilent. Jusqu'à la fin. On est partagé par un sentiment de déjà entendu, de manque d'inspiration, de redite, de cliché et le fait que malgré tous ces défauts, on passe tout de même un excellent moment. Ba oui, Kourtyl fait du neuf avec du vieux et on ne s'ennuie pas une seconde. Bon, on n'y revient pas forcement non plus après l'influence Vedder mais ce disque mérite que l'on y prête une oreille et que l'on suive les aventures de ce groupe à qui on ne peut que souhaiter le meilleur. C H R O N I Q U E (Bopcomo)Kourtyl est un groupe français créé en 2001 par 4 lycéens, Paulo Curralo (chant, guitares), Jérémie Calani (guitares), Marcus Linon (batterie, percussions, claviers), Pierre Bonnet (basse). Après 3 démos qui leur permettent de se produire sur plusieurs scènes (EMB Sannois, La Scène Bastille, le New Morning, l'Elysée Montmartre...) et de partager l'affiche d'un festival avec Magma, ils sortent en 2006 un premier opus enregistré par Francis Linon, qui a notamment été le "son" de Gong et travaille avec Magma depuis 30 ans. Un album éponyme où Kourtyl montre son univers musical : un rock progressif énergique teinté de grunge. Après la première écoute, on pourrait leur coller l'étiquette de rock band pour teenagers mais si on prend le temps de s'imprégner de leur musique on s'aperçoit, malgré leur jeunesse, que l'on a affaire à des musiciens de talent. La majorité des morceaux sont portés par le chant en français de Paulo et la batterie de Marcus, qui a surement tout appris sur les genoux de Christian Vander. "Le royaume de mu", "Un monde parfait", "Extension", "Cathy", "Damnée" sont pour moi les titres phares de cet album magnifié par une production rendu exceptionnelle par l'expérience de Francis Linon. Le vent venu de Seattle qui souffle sur la musique de Kourtyl apporte un renouveau dans le rock progressif français, où seuls actuellement Nemo et Lazuli surnagent. C H R O N I Q U E (Christian)Quatre p'tits gars bien de chez nous, des textes en français, une nouvelle galette... On voudrait aimer, les encourager, leur faire part de tous nos souhaits de réussite pour les concerts Parisiens à venir... Mais rien n'y fait, j'accroche pas ! Pourtant, la voix de Paulo me rappelle celle du chanteur de Galaad : j'ai adoré "Vae victis" en 95, je ne suis donc pas allergique au prog ! Mais voilà : la production n'est pas terrible donc les textes sont difficilement audibles donc on tend l'oreille donc on se lasse assez vite... C'est comme ça qu'un a priori favorable se transforme en grosse déception ! N'est-ce donc qu'un problème technique ? Malheureusement, non ! Les morceaux s'enchaînent sans contraste marqué, quelques riffs retiennent l'attention puis se noient dans un "magma" sirupeux... La bio du groupe souligne d'ailleurs un lien de parenté avec cet antédiluvien combo : hasard ou prédestination ? En tout cas, Kourtyl n'a pas déclenché chez moi d'éruption (tout au plus cutanée...). | ||||||||||||||||||||