|
|
L.A.C.K. est loin d’être le groupe le plus connu en DSBM, pourtant son nouvel album (The Fragile) mérite une attention toute particulière. Créé à l’initiative d’Acheron, hurleur chez Black Faith en Italie, L.A.C.K. sort cette année son premier album, après un E.P. assez convaincant sous le titre de Where Everything’s Gone. Le style pratiqué par Acheron est un savant mélange de DSBM tradi dans le chant (parfois proche de celui de Silencer) et de touches plus mélancoliques et atmosphériques dans la musique.
The Fragile ouvre d’ailleurs la sombre mélopée sur une piste instrumentale d’un peu plus de deux minutes. L’ambiance est calme, un peu triste mais surtout entraînante. C’est donc avec Nothingness qu’on découvre le Black Metal de L.A.C.K. Un BM saturé, plutôt lent et accompagné d’un piano mélodique. Puis vient le chant d’Acheron : criard et plaintif.
Une vraie merveille.

L’album est porté de bout en bout par cette excellente voix dépressive aiguë et hurlée, alternant parfois avec des passages susurrés. Les pistes s’enchaînent toujours dans cette souffrance latente et introspective. Mais de cette souffrance s’échappe de la bonté, quelque chose de beau et rassurant à la fois, comme si on nous prenait dans les bras et nous entraînait lentement vers cette fameuse Île Des Morts d’Arnold Böcklin.
Lentement mais sûrement, on arrive au bout de l’album. On ne s’y est jamais ennuyé, mais plutôt laissé bercer tendrement par un DSBM agréable dans sa triste complainte. Acheron a réussi le pari de la belle ballade dépressive, entre tradition d’un chant plaintif et beauté d’un Metal parfois proche du Shoegaze.
Un bien beau moment.
Tracklist de The Fragile :
1. While The Silence Of The Night... 2. Nothingness 3. Distress Supernova 4. Your Reflection 5. Stains 6. The Fragile 7. ...It's The Soundtrack Of A Torment
|
|
|
|