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LANFEAR
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C H R O N I Q U ELANFEAR est un groupe Allemand de power métal (à forte tendances progressives) fondé en 1993 qui sort aujourd'hui son 5ème album, "X to the Power of Ten". Pour ceux qui connaissaient déjà le combo, sachez que cet album voit l'arrivée d'un nouveau chanteur Nuno Miguel de Barros Fernandes , ex Anguish. Le reste s'articule autour de Markus Ullrich (guitares), Richie Seibel (claviers), Kai Schindelar (basse) et Jurgen Schrank (batterie). Alors, pour moi, qui ne connaissais pas LANFEAR du tout, je dois dire que j'ai beaucoup apprécié l'écoute. La production des 11 titres est impeccable, l'ambiance, un peu futuriste, pas sans rappeler le dernier Mind's Eye dans l'esprit. Je ne peux juger de l'ancien chanteur du groupe mais celui la est particulièrement bon, et a l'aise au sein du combo. Les refrains sont super accrocheurs, les musicos assurent un max. Le premier morceaux "Enter Dystopia" est particulièrement représentatif de l'album à mon sens. Grosse rythmique qui bourrine est chant plus calme avec refrain qui tue. Comme on les aime dans le métal progressif qui décoiffe. La bonne nouvelle c'est que le suivant, "My Will Be Done" est tout aussi intéressant. Plus speed, avec un bon refrain encore, et de bons changements de rythmes, pas sans rappeler le dernier Bullet for My Valentine aussi, ou bien du Helloween tout simplement. Y'a bon, les gars y'a tout bon. Ah! dommage, je trouve l'instrumental suivant, entièrement aux claviers, plutôt une grosse faute de gout (du genre JM Jarre, en petite forme). On passe sur ces 1mn34. Le morceau d'après, "Brave New Man", lourdement chargé de synthé un peu bof, au rythme plus lent, est tout juste sauvé par son refrain. Ca continue sur un rythme plutôt ralenti avec le très bon "The Question Keeper", très progressif, ou le jeux de guitare et le chant brillent. Pas très éloigné de Kamelot ou Symphony X. L'intro de "Synaptogenesis" est jolie mais rendue très glauque par des cris de femmes, puis un rythme lancinant qui pose une ambiance lourde. Encore un bel exemple de changement de rythmes sympa, très progressif. La suite, avec "Jugglin' at the Edge" est un excellent morceau, changeant, progressif, très bien chanté, au refrain accrocheur à souhait. Probablement, un de mes morceaux préférés. Bonne intro de piano puis guitare pour "Just Another Broken Shell", qui est une méga ballade, pas super originale, soit, mais franchement bien chanté, et agrémentée de joli soli de gratte. En plus, pour une fois le son de piano fait ressortir les talents du clavier jusque là un peu léger. L'intro de "A Twin Phenomenon" est plutôt sympa, basse/clavier, puis ça alterne moments de power métal (voix trash) et moments calmes (style Dream Theatre). Le bassiste brille un peu plus sur la rythmique qu'il mène d'une main de maitre. Break étonnant sur la fin. On approche de la fin avec "The Art of Being Alone", au tempo lent, pas super original, sauvé par son refrain et "Seeds of The Plague" à l'intro plutôt étonnante, assez originale, qui décolle ensuite en morceau semi lent, lancinant, avec des passages de rythmiques speed. Le refrain, encore très bon et superbement chanté, en fait un des bons morceaux de l'album. Au final, un bon album de métal progressif (plus que power), qui ravira les fans de Symphony X, Kamelot, Dream Theatre, Helloween et bien d'autres. Les compos sont super aiguisées, la production impeccable, le chant et les guitares excellents, seul bémol, pour moi, la niaiserie des claviers et du son des synthés. Mais c'est un point de détail qui ne gâche en rien l'écoute de cette galette. | ||||||||||||||