|
|||||||||||||||||
Livarkahil
|
C H R O N I Q U E
A moins de vivre en ermite dans une grotte ou au fond d’une vallée, difficile de ne pas avoir vu d’informations sur le nouvel album de Livarkahil, Signs Of Decay. La signature chez Listenable Records a permis de faire un maximum de promo, ce qui est toujours diversement apprécié chez le métalleux de base comme moi, encore plus si le groupe concerné est français. Car c’est bien beau de faire le buzz sur la pochette, le clip, le concept sur l’autocratie chrétienne, encore faut-il que la musique tienne la route. Et ce n’est pas faute de s’être donné les moyens. Livarkahil a mis les petits plats dans les grands en s’offrant le Hertz Studio en Pologne. Il ne faut donc pas s’étonner d’avoir l’impression d’écouter parfois du Behemoth, surtout lorsque les intonations de HK ressemblent à s’y méprendre à celle de Nergal. Je ne vais pas polémiquer sur la ressemblance parfois flagrante pour me focaliser sur le contenu. Et, comment dire... le death metal des parisiens n’est pas vraiment le plus original du circuit. Le problème majeur, selon moi, de Signs Of Decay est symptomatique du groupe qui veut en mettre plein la vue d’entrée, en oubliant de faire des chansons. Après une introduction qui monte en puissance, When Hell Is Near déboule comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Ça sent bon la Pologne. Puis vient Quiet Heresy, tout en rapidité, très influencé deathcore sur la fin. Et le souci, c’est que c’est du même acabit sur la moitié de l’album. Ce n’est pas mauvais mais c’est carrément quelconque. Car ces plans, on les a entendus des dizaines de fois. Mais au moment de sombrer dans le désespoir, Livarkahil se reprend de fort belle manière. Alors chers amis, direction la piste six. We Hail The Victory est un morceau de transition et c’est pourtant le premier vraiment intéressant de Signs Of Decay. Entre une intro presque doom et un batteur qui expose sa technique sans trop en faire, Livarkahil arrive à instaurer une mélodie intéressante, même si très influencée par Gojira. Et c’est pareil pour Above All Hatred et The Flesh Of All Damned. Les rythmiques sont plus variées et percutantes, Livarkahil sonnant même thrash à certains moments avant de finir par un Signs Of Decay en dernière plage, martial et écrasant, parfait pour finir d’achever l’auditeur. Au final, Livarkahil sort un album bancal et qui manque cruellement de personnalité, finalement rattrapé par quelques bonnes idées à exploiter. Il ne faut certes pas bouder son plaisir de voir un groupe français être ambitieux mais là où Signs Of Decay aurait pu être magistral, il est simplement bon avec une grosse dose d’inconstance. Livarkahil doit encore travailler sa personnalité. Le potentiel est là, les moyens aussi. Tracklist de Signs Of Decay : 01. In Nomine Patris Venez donc discuter de cette chronique, sur notre forum ! |
||||||||||||||||