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Lyriel
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C H R O N I Q U ELyriel, groupe allemand qui cherchait encore un distributeur pour beaucoup de pays il y a de cela plus d'un an, revient avec un quatrième album et un label qui les distribuera dans de nombreux pays. En effet, le combo revient sous l'étendard d'AFM, ce qui devrait leur offrir une plus grande visibilité dans la scène metal actuelle. Leverage est le nom de ce nouvel opus qui se compose de dix titres. Une petite tangeante comparée à Paranoid Circus qui en contenait cinq de plus, lui faisant prendre quelques longueurs qui rendaient l'écoute d'une traite un peu difficile. Ici, l'écoute est "rapide", puisque l'album fait un tout petit peu moins de trente-cinq minutes. Mais en trente-cinq minutes, on a le temps d'entendre l'évolution de Lyriel, les guitares qui sont bien plus mises en avant, plus fortes aussi. Le violoncelle et le violon, toujours présents, donnant toujours des accents folk à la musique du groupe, tout en étant un peu moins en avant que par le passé. Si le début ne déclenche pas l'hystérie, l'intro n'étant qu'un décompte en allemand, le reste est bien plus intéressant et même marquant. Passons donc tout de suite aux neufs morceaux suivants mais en évitant le track by track. C'est donc avec Leverage qu'on constate comme dit précédement que les guitares sont plus puissantes, plus marquées, plus metal aussi. Refrain entêtant, puissance dans les instruments. Si sur ce morceau, la violoncelliste Linda ne se détache pas beaucoup des autres musiciens, sur Parting (qui rappelle l'entrain de morceaux écrits par la passé par la bande d'Oliver Thierjung) ou encore Auf der Tiefe, premier morceau en allemand de la galette, elle démontre une fois de plus son talent et ce qu'elle apporte à Lyriel. Elle permet de démarquer Lyriel des autres groupes qui ont parfois tendance à se perdre eux-mêmes dans un metal sympho parce qu'avec une chanteuse, on fait du sympho. C'est d'ailleurs un bon point que le groupe récolte sur cet album : malgré la signature chez AFM, on sent qu'il a pu faire ce qu'il voulait, ce qu'il aimait sans se conformer aux autres groupes du "genre". On n'imaginait cependant pas forcément les Allemands s'essayer à un metal plus fort, plus sombre comme sur Voices In My Head. Et pourtant, s'il y a un morceau à retenir sur cet album, c'est bien celui-ci : hymne par son refrain, metal par sa rythmique et ses guitares et innovant par l'intervention d'une voix gutturale. Quant à White Lilly, elle semble être taillée pour la scène, avec son refrain entrainant, rejoignant les morceaux cités plus haut dans les bons moments de l'album. Side By Side, tout comme Repentance est aussi plus metal par ses guitares, sombre par les interventions de l'archer. Et pourtant, pour ces deux là, il manque un petit quelque chose pour en faire des morceaux percutants. Et puis, entre les très bons morceaux, ceux qui nous restent très vite en tête et nous entrainent dans l'univers folk de Lyriel, et ceux qui sont sympathiques mais sans pour autant nous épater, il y a une dernière catégorie : ceux dont notre mémoire ne veut pas vraiment se rappeler. Le premier, Intro, qui ne sert pas forcément à grand chose et dont on se serait passé sans problème. Et puis, comme souvent avec les groupes dit à chanteuse, l'une des ballades : The Road Not Taken joliment faite en commençant avec la guitare accoustique, la voix de Jessica qui se veut plus délicate et à fleur de peau que sur les autres morceaux, mais pourtant la sauce ne prend pas. C'est gentillet, mais l'exercice de la ballade est de plus en plus difficile puisque tous les groupes nous en offrent et peu savent tirer leur épingle du jeu. Ici, Lyriel tente sans réussir son coup. Certes, elle plaira aux mélancoliques qui écouteront cet album, mais pour ceux qui aiment les Allemands pour leur énergie et leur metal, il est clair qu'elle en décevra plus d'un malgré l'arrivée des guitares électriques sur la fin du morceau. Plus sympathique, Wenn die Engel Fallen est la seconde ballade de l'opus. Si celle-ci, sûrement grâce au duo, retient plus notre attention lors de l'écoute, ce n'est pas le morceau qui marquera le plus notre esprit sur Leverage. Lyriel a signé un quatrième album dans la suite de ce qu'ils avaient fait par le passé, ne perdant pas son identité, mais en accentuant le côté metal de leur musique pour le plus grand bonheur des amateurs du genre. La signature chez AFM a du bon, avec des moyens, le groupe a pu s'offrir une bonne prod, mettant en valeur les atouts du groupe. Jessica, elle, n'apporte pas de réelle surprise, mais les voix supplémentaires qui se joignent au combo sur deux morceaux le font pour elle. Les Allemands se promènent entre morceaux vraiment réussi, des compositions tout à fait respectables et à la hauteur de nos attentes, mais malheureusement en prenant quelques petits sentiers, leur faisant faire quelques détours qui auraient très certainement pu être évités. Cependant, Leverage est un bon album, qui s'écoute très bien car facile d'accès, tout en promettant de beaux instants sur scène.
Tracklist de Leverage : 01. Intro
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