C H R O N I Q U E
Amateurs d'originalité, passez votre chemin. Fans de glam rock des années 80, jetez tout de même un oeil sur cette chronique. Mama Kin est un groupe suédois qui officie dans le hard-rock glamisant à la sauce Kiss/Motley Crue. Malgré leur nom emprunté à un morceau d'Aerosmith, on retrouve bien peu d'influences des bostoniens dans la musique de Mama Kin.
Dans les bonnes surprises, on notera une excellente production (un son énorme), la présence d'un chanteur dont le timbre de voix est très proche de celui de Paul Stanley (ça en est même impressionnant) et un enchainement de compos plutôt accrocheuses forgées pour les ondes FM. De A à Z, la recette est toujours la même : gros riffs et mélodies "sex, drugs & rock n' roll", refrain ultra accrocheur repris en choeurs par le groupe.
Et c'est bien là que se trouve le principal défaut de cet album : le manque affligeant d'originalité. Là où des groupes comme Hell N' Diesel ou Sister Sin avaient prouvé qu'on pouvait faire du glam de folie dans les années 2000 sans sonner ringard, Mama Kin tourne en rond. Alors oui, "In The City" est rempli de bonne humeur, donne la banane, donne envie de taper du pied mais ça ne suffit pas. En plus, on aurait espéré un guitariste solo un peu plus démonstratif et plus crasseux dans son jeu solo.
Un album sympathique donc, dont la pochette reflette malheureusement assez bien le niveau d'originalité du groupe. Personnellement, je préférais Sabrina dans la piscine dans les années 80.
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