|
||||||||||||||||||
Mandragora Scream
|
C H R O N I Q U EMandragora Scream fait partie de cette vague de groupes de metal à tendance gothique. Coincé entre un très grand Lacuna Coil et un très réputé Lacrimosa, il est vrai que Mandragora à du mal à tirer son épingle du jeu. Volturna est donc le quatrième album du groupe, 3 ans après le satisfaisant Madhouse. C’est donc avec curiosité que j’envoie la première piste du disque. C’est une intro très lente, à l’image de l’album, d’où nous parvient des samples étrangement incohérents avec la musique. La voix chuchotée est assez sombre, mais ne parvient pas à nous mettre dans l’ambiance. Malheureusement le reste de l’opus sera à l’image de ce titre : décevant. En effet tout le long de notre découverte de chacune des pistes nous constaterons de nombreux défauts. Le manque de présence des guitares nous fait oublier que nous écoutons un album de metal. Evidemment certains me rétorquerons que c’est un choix du groupe et une caractéristique du genre, cependant je ne pensait pas que cela pouvait atteindre de telles extrémité. La voix de Morgan laisse pantois devant tant d’effets, il n’y à plus grand-chose de naturel. Les compositions se ressemblent dans leurs structures, ce qui entraîne une rapide lassitude. Il y à aussi un vide, l’addition de tout les instruments ne remplit pas l’espace sonore, peut être dû au manque de guitare ou à un mauvais mixage. Bref rien de convaincant. Cela dit il y à tout de même plusieurs qualités dans ce Volturna, notamment au niveau des claviers. De nombreux petites mélodies éléctro que l’ont peut retrouver tout le long de l’album permettent de se satisfaire du manque de pêche omniprésent. Toujours au niveau des claviers nous remarquons de belles sonorités, comme sur "The Circus". Pour ceux qui comme moi était frustré de la trop grande absence de guitares nous pouvons nous satisfaire du très old school solo au tout début de "A Chance From Him", bien que cela soit très maigre. Sur ce même titre les voix sont un peu plus intéressantes que sur la totalité de l’œuvre, sûrement grâce à un empilement plutôt efficace. Il est vrai que je ne suis pas un fin connaisseur de Gothic Metal. Mais je ne dirais jamais non à un petit Lacrimosa. Mandragora Scream nous prouve ici qu’ils n’arriveront pas à égaler ces derniers, même s’il eût été permis d’espérer une arrivée fracassante sur le devant de la scène à l’écoute des albums précédents. Ici tout est trop petit, pas suffisant ambitieux pour pouvoir faire l’unanimité. A réserver aux connaisseurs et au fans.
| |||||||||||||||||