MARCO SFOGLI

Artiste/Groupe

Marco Sfogli

Album

There's Hope

Date de sortie

15/02/2008

Style

Guitar Hero

Chroniqueur

Yann G

Note

14/20

Site Officiel

http://www.marcosfogli.com/

C H R O N I Q U E

Amateurs de guitar-heroes du nouveau millénaire, voici le nouvel album solo instrumental de Marco Sfogli "There's Hope" qui sort dans l'écurie Lion Music. Pour ceux qui ne connaitraient pas le bonhomme, sachez que ce génie de la 6 cordes est un proche de Dream Theater. Il a d'ailleurs joué sur le projet solo de James LaBrie "Elements of Persuasion" puis sur l'excellent "The Road Home" de Jordan Rudess. Sur ces 2 projets, le style de jeu de guitare de Marco ressemblait étonnamment à celui de John Petrucci : aller-retour de folie, sens exacerbé de la mélodie, des solos Petrucci-ens dans un esprit très "Liquid Tension".

Premier essai instrumental pour ce guitariste qu'on classe déjà dans la catégorie "relève" des grands shredders. Au niveau de la production comme de la pochette, force est de constater que Marco a superbement fait les choses : belle pochette à l'esprit très progressif, production monstrueuse mettant en valeur chaque instrument.

Au niveau du contenu, s'il fallait juger la technique, seuls des superlatifs pourraient décrire le jeu de Marco. A croire que le guitariste maîtrise absolument tout : l'aller-retour, le legato, le sweeping, le tapping, le saut de cordes... le tout dans un esprit très mélodique.

"Still Hurts" ouvre le bal enchainant passages mélancoliques, rythmiques parfois très métal, le tout parsemé de démonstrations techniques à couper le souffle, le sens mélodique étant toutefois privilégié. Il est impossible de ne pas faire un lien avec John Petrucci tellement le style technique et le sens des compositions s'y rapprochent. Imaginez une rencontre entre l'album solo de Petrucci "Suspended Animation" et "Liquid Tension Experiment". "There's Hope", 4ème morceau de l'album, aux rythmiques heavy à la Dream Theater, est carrément un pur plagiat de Petrucci, à se demander si ce n'est pas lui joue et qui a composé.

Sur cet album, on dénombrera 2 ballades "Seven" et "Memories" sur lesquelles Marco Sfogli balance des solos bourrés de feelings sur des nappes de piano, le groovy funk-rock "Spread The Disease" pour taper du pied, le bon vieux démodé "Farewell" au thème bien cliché rappelant les années shred des débuts de Van Halen et de Satriani.

Globalement, Marco Sfogli délivre un premier album instrumental solo de qualité sur lequel il démontre qu'il fait partie de la relève des shredders pour les 20 ans à venir. Malheureusement, même si l'album est assez homogène et mélodique, les compos sont bien loin de dégager la magie d'un Petrucci. Là où les "Suspended Animation" et "Liquid Trio Experiment" donnaient la chair de poule, les compos de Marco plaisent, déchirent mais n'envoûtent pas.

Mais rassurons-nous, Marco n'a même pas 30 ans, il aura sans aucun doute l'occasion de murir ses compositions et de quitter le fantôme de John Petrucci qui sommeille en lui. Vivement le prochain album !