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Massimo Izzizzari
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C H R O N I Q U EAmis guitaristes et autres amateurs de disques instru, soyez les bienvenus ! Le transalpin six cordiste, après avoir fait ses classes avec diverses formations, offre à vos oreilles expertes un second opus, après Unstable Balance paru en 2006. Depuis, ce passionné du manche a obtenu un prix au conservatoire avec une thèse sur l'origine du jazz rock, avant de digérer tout ce qu'il a ingurgité entre livres, études de haut niveau musical et galettes de nos héros (Satriani, Howe, Metheny, Malmsteen, Scofield et bien d'autres influences affichées). Et voici ce Electrifying tout droit sorti de ses synapses inspirés. Alors, qu'en en est-il ? Comprendre et maîtriser la technique est une chose... proposer de vraies bonnes compos dans lesquelles la dite technique est au service du feeling en est une autre. Et Massimo Izzizzari le prouve haut la main avec un recueil de neuf titres variés, dans lesquels les fans de Vai et Satch, ou encore et surtout Jan Cyrka - mais pas seulement - s'y retrouveront. L'Italien axe son album sur un habile et agréable mélange de funk, rock et jazz, chacun bien dosé, sans partir dans l'expérimentation ni la démonstration. Il sait se tenir à sa place et ne prétend pas marcher sur les plates-bandes de ses maîtres, mais plutôt leur rendre humblement hommage. Attraction en est l'exemple parfait, subtil dosage aux envolées que ne renierait pas le grand Joe. Izzizzari privilégie toujours la mélodie sur l'avalanche de notes, l'ensemble pouvant paraître parfois simpliste, mais se révèle d'une efficacité redoutable et fait rapidement planer l'auditeur (Sweet Memories) sur des rythmiques plus relaxantes que speedées. Massimo a judicieusement doté chaque titre d'un riff central bien envoyé (qui ramène souvent à Crystal Planet de Satriani), à l'image de Plastic Theater et son mid-tempo soutenu et bien groovy, et a pensé à une architecture intelligente de ses morceaux, histoire d'emmener son client quelque part et d'éviter de le laisser se perdre dans une forêt de notes. Un petit côté humoristico-electro-funky sur Funny Walk, une facette baroque avec Romance (avec une évidente maîtrise de la six cordes acoustique), une attaque sérieusement groovy pour Little Hero et son déroulé free jazzy en soli débridés mais retenus à la fois, et une conclusion à la Vai avec Natural Evolution, mix efficace de rythmique funkisante contagieuse que vient pourfendre en pure osmose une longue et planante tirade de sa Stratocaster. L'homme étant multi-instrumentiste, il se charge également des claviers et de tous les effets, aidé par le frangin Azeglio (Izzizzari, forcément) à la batterie et Mario Mazzenga à la basse. Au final, une galette résolument variée et qui passe toute seule, faite par un pro pour des amateurs de belle musique, de jams rock/blues/jazz, sans haine ni violence, remplie d'amour, au son chatoyant et extrêmement sincère, avec un petit grain de folie juste ce qu'il faut pour que Electrifying vous accompagne partout, juste en cas de blues ou d'un besoin de se sentir bien... Track-listing Electrifying : 01. High Tension. Venez donc discuter de cette chronique, sur notre forum ! |
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