Mastermind

Artiste/Groupe

Mastermind

CD

Insomnia

Date de sortie

Février 2010

Style

Metal Progressif

Chroniqueur

christian

Note christian

07/20

Site Officiel Artiste

Myspace Artiste

Acheter sur Amazon.fr

C H R O N I Q U E

 En matière de prog, je reste persuadé qu'il est plus délicat de juger un album que dans un autre style ! Tout simplement parce que les ambiances qui s'y développent, souvent nées de tempos lents, me paraissent faire appel à un ressenti personnel...Or, quoi de plus subjectif que le ressenti ?
 Demeurent toutefois quelques exceptions : Pendragon, Arena, Porcupine Tree à l'instar de leurs glorieux ainés : Pink Floyd et autres King Crimson, savent toucher la corde sensible d'une majorité de metalleux qui apprécient par exemple les poignantes vibrations de guitare ou les fulgurantes démonstrations de claviers...
 Autant vous le dire tout de suite, Mastermind ne fait pas partie de ces exceptions et malgré une expérience indéniable ("Insomnia" est quand même leur neuvième opus...), j'ai attendu en vain une révélation !
 Quelques constantes et de (trop) rares espoirs parsèment cet album : pas un des dix morceaux qui le constituent ne décolle, le rythme demeure inexorablement lent instaurant une atmosphère définitivement glauque comme un abcès qui ne perce jamais...La dualité guitare/synthé ou chant féminin/chant masculin ne débouche jamais sur l'explosion libératrice à laquelle les combos incontournables de prog nous ont habitués."One more night" ou "Last cigarette" se calent sur ce modèle : on perçoit une montée en puissance qui appelle un riff pesant ou un solo dévastateur mais ces issues attendues ne viennent pas laissant l'auditeur sur sa faim, petit à petit happé par l'ennui...
 "Piggy world" le laisse encore espérer : comme dans "Meltdown", l'intro de basse conduit à un refrain plus mélodique et plus entrainant mais l'alternance synthé/guitare qui suit le replonge rapidement dans sa torpeur comme si ce schéma parachuté de construction ne pouvait être évité...
 Certaines pistes dérivent même sur le confus magma qu'il nous était donné d'entendre dans les années 70 quand certains musiciens en panne d'inspiration ou gagnés par le coma éthylique, nous infligeaient des délires cacophoniques : écoutez donc "Night flier" et vous comprendrez vite à quel tintamarre je fais allusion !
 Quant au reste, il est plus question de néant insipide que de consistant exaltant : la voix de Tracy Mac Shane me laisse de marbre, la batterie de Rich Berends me hérisse le poil, Mastermind ne m'émeut pas !
 Que du subjectif, je vous dis...