|
|||||||||||||||
MEHIDA
|
C H R O N I Q U EMehida est un groupe finlandais composé de Thomas Vikström (ex Candlemass) au chant, Jamo Raitio à la basse, Mikko Harkin (ex Wingdom) aux claviers, Jani Stefanovic aux guitares et Markus Niemispelto à la batterie. Ils sortent leur premier opus Blood & Water de 11 morceaux pour environ 50mn. Le style global serait plutôt Métal Mélodique que Métal Progressif puisque seulement quelques morceaux méritent le qualificatif de progressif (et encore). Unchanging nous met dans le vif du sujet, avec une bonne rythmique et une batterie à contre temps. C'est un des morceaux les plus progressifs de l'album. Le style est assez scandinave et la voix, puissante et bien mise en valeur, est étonnamment proche d'un Joey Tempest de Europe par exemple. Vient ensuite Wings of Dove, au tempo plus lent, plus atmosphérique. Le refrain vous happe au passage et vous accroche une bonne fois pour toutes. Bon break plus rapide en fin de morceau. L'intro de Burning Earth est assez brutale mais on revient dans la normalité avec finalement un morceau plutôt semi-lent. On serait tenté de dire, un peu ennuyeux. Le morceau suivant, Multitude, démarre sur des bruits de gens qui parlent et une voix style Neo Métal qui nous hurle "I have never done anything wrong". Tiens, se dit-on, le ton monte, mais finalement la belle voix de Thomas reprend le contrôle d'un morceau plutôt calme, bien rythmé avec un clavier plus présent. On voit pas trop le rapport avec l'intro mais bon. Vient ensuite Stronghold qui fait pas mal penser à du bon Y Malmsteen, grosse guitare, bonne voix et très bon refrain. La suite c'est Guilty et son intro plus sombre. Le super refrain sauve le morceau d'une certaine banalité. Pour A Letter from Home, on a droit à une intro de piano qui nous conduit tout droit à la power ballade incontournable. Beaucoup de choeur, des paroles cucu à souhait : "where have you been, sweet child of mine, I cried so many teers blablabla...". Pas trop à mon goût. Avec Dry Bones, le rythme s'accélère franchement alternant avec du plus lent, bien heavy quand même, le tout avec un bon refrain. Petit break et solo de clavier au milieu. Le morceau suivant, Lost Ones, part plutôt mal pour une autre power ballade, mais heureusement, non, une rythmique originale prend le control, la voix se fait plus sombre, le refrain est quand même sur un rythme lent, c'est un peu dommage, ça nous plombe un peu le morceau. Bon petit break et solo de guitare. L'intro piano + synthé de Grace laisse présager le pire, mais une fois de plus le morceau décolle pour devenir un morceau plus sympa, avec un gros refrain, plein de choeurs, pour midinette et super accrocheur. Encore une fois l'intro n'a vraiment pas grand-chose à voir avec le reste du morceau. Le final, Outro - End of the world, on aurait pu s'en passer, sorte de mix de musique classique, de Bjork et de rituel bouddhiste, on ne sait plus, c'est naze et ça dure tout de même 2mn16. Au final je dirais que c'est un album agréable à écouter de bout en bout, pas super original non plus, mais comportant quelques bonnes compos, aux refrains particulièrement recherchés et accrocheurs. Très bonne voix "scandinave" et un combo homogène. Les amateurs d'Y Malmsteen ou d'Europe (en plus musclé) apprécieront sûrement. | ||||||||||||||