Voici la nouvelle leçon de professeur Kabet sur le metal symphonique. Non je rigole car je vois déjà les regards en coin et les réflexions « pour qui il se prend celui-là ? », je n’ai ni la prétention, ni les compétences ni les diplômes pour me décerner un tel titre. Et pourtant un trait d’humour ne fait pas de mal quand vous lirez la suite de cette missive car, bien que je respecte énormément le travail des artistes, le temps et l’énergie passés etc… le cas Metalite est pour le moins assez compliqué. Pour continuer dans ce registre généraliste du métal symphonique à chant féminin, et pour vous ménager estimés lecteurs, je ne connaissais pas ce combo avant l’écoute de cet album mais m’en délectais par avance car tous les ingrédients d’un bon opus étaient présent, il ne restait plus qu’à faire monter la mayonnaise. Parenthèse culinaire fermée, revenons au cas Metalite. Le groupe suédois s’est formé en 2017 autour d’Edwin Premberg et Robert Ornesved aux guitares, Robert Majd à la basse, Lea Larsson à la batterie, et Erica Ohlsson au chant qui a eu la lourde tache de remplacer Emma Bensing, challenge toujours casse gueule dans ce type de registre. Expedition One que l’on va détailler juste après n’est pas un coup d’essai, Metalite ayant déjà sorti 3 autres LP, un EP live et pas mal de singles, ce qui à ce stade de leur carrière devrait pouvoir éviter les erreurs et les poncifs pour proposer du matériel de bonne facture.
Pour être honnête, j’ai essayé, j’ai essayé et essayé encore, mais rien n’y fait, ce nouvel album de nos suédois n’est tout simplement pas bon. A chaque fois que je le lançais (sur la platine, bien que le faire littéralement m’a plusieurs fois effleuré l’esprit) je prenais autant de plaisir qu’une séance de roulette chez le dentiste. Tous les titres se ressemblent et pourtant ils en ont balancé seize sur ce disque, avec une désagréable impression de toujours entendre la même chose. Techniquement c’est simple ils copient outrageusement Amaranthe dans leurs compos, chargent leurs sons d’effets techno et le chant d’Erica Ohlsson se perd au milieu de tout ça. Il est vrai que la signature de ce type de groupe est bien souvent le timbre vocal de la chanteuse, Erica n’ayant pas une voie désagréable, mais banale au possible. Alors tout n’est pas à jeter loin s’en faut, In My Dreams sort un peu le disque du marasme et fera soulever un sourcil aux plus motivés d’entre nous, le titre est un peu plus épuré pour mettre en avant la voie d’Erica, et même si ce n’était pas la chose la plus judicieuse à faire, au moins ils ont tenté un truc quelque peu différent du reste de l’album. Au final un seul titre correct sur la totalité ça fait un peu juste, et ce ne sont pas les singles New Generation et Disciples Of The Stars qui changeront la donne, chansons que je n’ai pu identifier qu’au moment où je regardais le titre quand il passait. Metalite ne bouleversera pas la hiérarchie du metal symphonique avec Expedition One qu’il faut réserver aux purs fans du groupe à défaut d’être sacrément déçu. Il va falloir que le groupe se secoue fort et propose autre chose, je suis très acerbe dans cette missive car je suis sur que le potentiel est là mais il n’est pas assez exploité.
Tracklisting de Expedition One :
01. Expedition One 02. Aurora 03. CtrlAltDel 04. Cyberdome 05. Blazing Skies 06. Outer Worlds 07. New Generation 08. In My Dreams 09. Disciples Of The Stars 10. Free 11. Legendary 12. Paradise 13. Sanctum Of Light 14. Utopia 15. Take My Hand 16. Hurricane