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MICHAEL LEE FIRKINS
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C H R O N I Q U E (Yann G)Cela ne nous rajeunit pas ! Le guitar-hero métal des années 90 Michael Lee Firkins est de retour avec son nouvel album "Blacklight Sonatas" qui sort chez Magnature Records (Magna Carta). Et tout comme le bon vin, on peut dire que le bonhomme a bien vieilli, qu'il a a muri même en nous proposant ce nouvel album dans un style blues/country/rock instrumental. Fini le pur shred métal donc ! Et qu'est ce que cette nouvelle recette donne ? Un ensemble plutôt sympathique ! Certes, ce "Blacklight Sonatas" est parfois inégal en qualité à travers ses différents morceaux mais Michael Lee Firkins s'en sort bien. On notera l'excellent instrumental blues-rock "One Big Punch (Crying Stacks)" aux connotations country qui ouvre le bal. Michael a su garder le sens de la mélodie en construisant un morceau basé sur un thème simpliste et accrocheur. Et quelle maîtrise du picking et de la guitare-slide ! J'oubliais de préciser que Michael Lee Firkins joue sans médiator, ce qui fait que dans des styles bluesy, son jeu peut parfois faire penser à celui de Mark Knopfler. Les 2 derniers morceaux sont tout bonnement excellents. Sur "Took The Words Right Outta My Mouth" aux ambiances country/blues dopées à l'orgue Hammond, Michael essaie d'exprimer ce qu'il aimerait dire avec sa bouche à travers sa guitare en utilisant le slide et la wah-wah. Un morceau vraiment bourré de feelings. La ballade "Blacklight Sonata" est une pure killer-ballad de guitar-hero, fini le style blues/country ! Non, cette fois, Michael exécute de superbes thèmes plein de feelings (son vibrato donne la chair de poule !, serait-il le fils spirituel de Mark Knopfler ?) sur un fond sonore joué à l'orgue exécutant un thème de musique classique. Mis à part ces 3 morceaux exceptionnels, "Blacklight Sonatas" est un enchainement de morceaux blues/country instrumentaux laissant une grande place aux improvisations et au picking. A noter la présence de 2 reprises, la première, la seule chantée de l'album : "Black Betty" de Ram Jam, bien exécutée mais sans véritable intérêt mis à part un solo digne d'un "Sultans Of Swing". La seconde reprenant un thème de Quincy Jones "Theme From Stanford And Son (The Streetbeater)", superbement exécutée et dopée à la basse bien groovy. Vous l'aurez compris, ce "Blacklight Sonatas" est une réussite malgré une qualité un peu inégale entre les 9 morceaux. Michael Lee Firkins a vieilli, le métal est désormais derrière lui. Son public d'apprentis-shredders des années 90 n'a pas non plus rajeuni et se met petit à petit au country/blues, une opportunité pour lui de démarrer une nouvelle carrière et de suivre les traces de Jeff Beck ou de Popa Chubby ... C H R O N I Q U E (Ralph)Michael Lee Firkins est un guitariste de blues rock, ayant débuté sa carrière en 1989. Il nous revient avec son nouvel album, "Blacklight sonatas", composé de 9 morceaux, dont 8 sont instrumentaux. Ce guitariste possède une technique particulière, jouant sans médiator, mais en ayant développé une technique qui lui permet d'avoir une vélocité remarquable. Il officie dans tous les registres, du blues au rock en passant par la country. Ce nouvelle album n'échappe pas à la règle, mais est beaucoup plus tinté jazz. On a donc une sorte de combo blues-rock-jazz, avec parfois une forte connotation country. Ca m'embête de la dire car c'est un super guitariste, reconnu, récompensé, ayant eu la distinction de guitariste le plus innovateur à ses débuts, mais je n'ai pas aimé l'album. C'est bien entendu très bien fait, la technique tient la route, les autres musiciens l'accompagnant également, mais l'album est plat. Aucun morceau de retient l'attention, c'est vraiment du rock blues gentillet, il n'y a pas solos, pas d'envolées, rien qui dénote de l'ensemble. C'est bien fait, mais ça à classer dans le rayon musique d'ambiance ! En fait, on redresse un peu la tête avec le 3ème morceau, la reprise de "Black Betty" de Ram Jam, où là on se réveille un peu. C'est le seul morceau chanté de l'album. La reprise est bonne, mais elle ne réinvente pas ce standard. Dommage. Ensuite, on replonge dans une certaine somnolence jusqu'au dernier morceau, intitulé "Blacklight sonatas". C'est à mon sens le seul morceau intéressant de l'album, beaucoup de guitare, très planante, tout en instrumental bien sûr, avec beaucoup de tremolos dans le jeu. Il est dommage que ce morceau n'est pas un peu plus de punch car il est vraiment agréable et parvient à créer une ambiance particulière, mais il manque le petit final éclairé pour un faire un morceau remarquable. En tout cas, il ne suffit pas à relever l'impression générale de l'album, qui est au global assez ennuyeux. Pas désagréable mais pas intéressant. Je mets 10/20, car c'est tout de même un grand guitariste, mais on est loin de ses premiers albums. A croire que, comme d'autres guitaristes de renom, une fois qu'on a un nom, il semble moins nécessaire de faire des albums innovants et originaux... A réserver aux inconditionnels de Michael Lee Firkins. Pour les autres, sans grand intérêt à mon goût. | ||||||||||||||||