BEYOND THE STYX "Divid",
CRIPPLED BLACK PHOENIX "Sceaduhelm",
ARMORED SAINT "Emotion Factory Reset",
THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT "Seed Of The Formless",
VANIR "Wyrd"
Midlife c’est un trio Lyonnais composé de Rémi Dulaurier à la batterie, Damien Debard à la basse et Thom Dantil au chant et à la guitare.
Un 1er EP 3 titres sorti en 2024 lance le groupe sur la sphère noise rock, alternative rock française avec 3 titres. Avec une excellente prod, ces 3 titres à la fois brut et riche musicalement nous font dire immédiatement que le groupe est intéressant.
Deux ans après, déjà le premier album, 9 titres pour à la fois confirmer le statut de groupe à surveiller. Mais surtout pour démontrer que Midlife a le talent pour brûler les étapes. Suffit de voir la liste des labels de qualité qui ont sorti cet album en vinyle : Araki Records, Bigout Records, Vox Project, Day Off Records et Coeur Sur Toi Records. Soit la crème des labels noise rock, alternative rock et indie rock français, un peu comme si le groupe était là depuis un paquet d’années. À noter que les 3 titres présents sur le EP de 2024 sont également présent sur l’album 3mm57.
Ce gage de qualité est rapidement confirmé à l’écoute de PCB.
Un titre avec des passages à la guitare plus qu’intéressant, une voix et une ambiance assez grunge, la basse est très bien mise en avant.
After est beaucoup plus noise rock, il y a une influence It It Anita dans ce morceau, notamment au niveau de la guitare.
Là où Midlife réussi brillamment avec cet album, c’est de rendre des compos plutôt sombre dans l’ensemble (Circa Thrill, 3MM57, Bees part.2) en quelque chose de très digeste, intéressant et qui donne la patate.
De manière générale, la musique de Midlife est froide, presque industrielle parfois mais ce sentiment est rapidement contrebalancé par la chaleur dégagé par le chant de Thom. Une voix éraillée, au débit lent, taillée pour le grunge, elle colle aussi très bien au noise rock expérimental.
Ce côté expérimental que je n’ai pas encore évoqué est bien présent dans cet album. Notamment sur SKN, après un démarrage assez direct et percutant, le ton se calme et on apprécie le jeu de batterie mais aussi la basse de Damien très présente. Ce morceau s’apparente presque à une jam devenue morceau, on retrouve également ce côté expérimental sur Bees Part.2. Cette fois-ci le morceau reste plus nerveux et rythmé, la batterie se mue en percussion, la guitare balance un riff entêtant. On a l’impression d’être prisonnier d’une spirale infernale dont on ne ressortira pas indemne.
Sur le dernier titre de l’album, Marks, Midlife se mue en dub, un titre entraînant, dansant, ça groove, il était judicieux de le mettre à la fin car il se démarque du reste de l’album. Il n’en est pas moins bon pour autant.
Quand on fera le bilan à la fin d’année nul doute que s’il n’est pas dedans, cet album ne sera pas loin de mon top découverte de l’année.