M I K E Y J O N E S

Artiste/Groupe

Mikey Jones

Album

The Light Of Day

Date de sortie

01/08/2006

Style

Hard mélodique

Chroniqueur

Yann G

Note

12/20

Site Officiel

http://www.mikey-jones.co.uk/

C H R O N I Q U E

Le monde est petit... Après la découverte du groupe britannique Eden, c'est cette fois Mikey Jones, un ex-compère du chanteur d'Eden (Nick Workman), qui sort sa nouvelle galette "The Light Of Day".
Présentons rapidement le parcours de Mike : en 1997 il monte le groupe Kick avec Nick Workman au chant. Kick joue alors en première partie d'Helloween au London Astoria pour promouvoir "Consider This", leur premier album.
Les tournées s'enchainent alors aux côtés de Bonfire, de Magnum etc ... Kick vend 30.000 albums en 6 ans. C'est alors que début 2006 la guitariste Mikey Jones commence à enregistrer "The Light Of Day".

Dès les premières notes, on constate une production un peu faiblarde, le mix est très moyen, la voix trop en retrait et les différents instruments un peu noyés dans un brouhaha. Concernant le fond, "Suffocating" qui ouvre le bal, se situe dans un rock/hard-rock plutôt commercial et sympathique, le tout accompagné par des rythmiques de claviers un brin progressives.

La suite des morceaux est hyper-influencée par les années 80/90 FM, périodes Bon Jovi "Slippery When Whet" et Alice Cooper "Hey Stoopid". Le bon-jovien "Who..." en est la démonstration. Mais la faiblesse de la production gâche un peu le plaisir de la nostalgie, et on aurait espéré un peu plus de solos de guitar-hero à la Sambora.

Après la ballade ultra-accessible clichée FM des années 80 "Drunk On Emotion", c'est cette fois dans un style Bon-Jovien beaucoup plus moderne dans la lignée de "These Days" que se situent "No Tomorrow" et "Summer Daze". Des morceaux rocks vraiment accrocheurs aux refrains qu'on retient facilement, cependant un peu trop pompés du groupe du New Jersey.

L'influence d'Alice Cooper arrive sur "As One", excellent morceau au mid-tempo qui n'aurait pas choqué sur "Hey Stoopid". Vraiment accrocheur !

"The Light Of Day" et "Swear Blind" sont de magnifiques hymnes de hard FM, notamment le second tellement entêtant qu'il en sonnerait presque glam à la Wig-Wam.

Le sombre et lent "Lament" rappelle les bonnes vieilles ambiances cauchemardesques du père Alice sur "Steven" dans les années 70. Que de souvenirs !

"The end of time" aux accents toujours très prononcés du père Alice vient conclure cet album.

Pour résumer, Mikey Jones nous livre ici un album de hard FM directement tiré des influences des années 80. Un album très accessible contenant plusieurs morceaux aux mélodies imparables. Mais faut-il vraiment le conseiller à un public métal ? Je ne le crois pas. Car jamais Mikey ne sonne métal, cet album conviendrait plus au nouveau public de Bon Jovi, c'est à dire à un public rock généraliste. Je suis persuadé que "The Light Of Day" pourrait se vendre à grande échelle si on le sortait des bacs métal associé à une bonne promotion.

Les 2 points négatifs de cet album étant toutefois une production qui n'est pas à la hauteur et un véritable manque d'originalité quand on a connu le bon vieux hard FM des années 80.