Minsk

Artiste/Groupe

Minsk

Album

With Echoes In The Movement Of Stones

Date de sortie

Juillet 2009

Style

Metal tribal Indus

Chroniqueur

Damien

Note Damien

16/20

Site Officiel

Myspace

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C H R O N I Q U E

Si vous n'avez jamais entendu parler de Minsk, vous avez tort. Si vous en avez entendu parler mais que vous n'avez jamais écouté, vous avez tort. Si vous avez écouté mais que vous n'aimez pas vous avez encore plus tort. Parce que Minsk, ils sont fort. Très fort.
Partis chassé sur les traces de Neurosis depuis quelques albums déjà, le groupe entend bien nous malmener 8 titres durant. Three Moons sonne comme l'apocalypse, vision décharnée d'un monde industriel envahit de pulsations tribales, nous sommes arrivés a bon port après le rite de passage The Ritual Fires of Abandonment.

Espoir, rêve, sécurité, voici des mots qui n'ont pas leur place dans ce monde ci. A mi chemin entre les envies prog assumées des excellents Mastodon et l'univers unique de Neurosis, les pères de pas mal de monde, Minsk nous fait apercevoir des ombres, joue a les faire disparaitre devant nous, d'une manière qu'on ne peut pas expliquer. On passe par le tourmenté The Shore Of Transcendance, l'incertain Almitra's Premonition, le fantastique Crescent Mirror (cette fin !), les fantômes et l'horreur latente de Pisgah, morceau de bravoure remplit de sons vraiment pas rassurants et sur exposé au noir. Consumed By Horizons vous etourdira par sa lourdeur sans commune mesure avec quoique ce soit de connu.

Mais Requiem From Substance To Silence intègre des touches d'Unsane, se pare d'une crasse mélodique propre a vous faire regretter les instants qui ont précédés la première écoute d'un Through Silver In Blood. Superbe epilogue.

Malheureusement, dans ce monde là, tout n'est pas parfait. Les défaut constants du groupe reviennent à la charge. D'un certain manque de cohésion à une impression de fourre tout un peu trop rempli, il peut arriver que Minsk lasse ou perde son auditorat. La magie n'opère pas tout du long, certaines longueur sont encore là, pour nous rappeler que Minsk, ce n'est pas Neurosis, et que même si il réussit là un très bon disque, il est encore a quelques longueur des pères du métal torturé et alambiqué. Peut être que la prochaine fois sera la bonne ?