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Molly Hatchet
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C H R O N I Q U EMolly Hatchet ça doit causer à certains, probablement ayant déjà bien entamé leur quarantaine, et amateurs de southern metal, le bon vieux metal sudiste des Etats du Sud des USA qui fleurent bon la bouse et les vraies "valeurs" (les armes, Dieu, les Harley, la bière ... what else?). Le groupe fut fondé au début des années 70 à Jacksonville, Floride, et certains des membres d'origine sont aujourd'hui décédés (Duane Roland, Danny Joe Brown) d'autres sont partis former Gator Country, de sorte que seul Dave Hlubeck (guitare) revenu en 2005, reste aujourd'hui, un des fondateurs du groupe toujours présent. Pourtant Molly Hatchet (du nom d'une prostituée qui décapitait ses clients, oops !) a toujours existé, avec par moment plus aucun membre d'origine, une sorte de marque déposée en quelques sortes, une institution pour certains. D'autres reconnaitront peut-être les fabuleuses pochettes qui ont toujours accompagnées leurs treize albums studio, celui-ci compris. Aujourd'hui cette "institution" est menée de main de maître par Bobby Ingram, un guitariste qui avait bossé avec eux et qui a finalement racheté en 2000 tous les droits sur le nom. Autour des deux guitaristes on trouve John Galvin (claviers), Phil McCormack (chant), Shawn Beamer (batterie) et Tim Lindsey (basse). Leurs premiers albums furent des cartons, notamment Molly Hatchet en 1978 et Flirtin' with Disaster en 1979, à l'époque, leur line-up à trois guitares impressionnait par sa puissance de feu. Aujourd'hui ils n'ont plus trois guitaristes, certes, mais leur style n'a pas vraiment changé d'un pouce, fidèle au son Molly Hatchet des premiers opus. Si vous aimiez ceux-là, il n'y franchement aucune raison de ne pas aimer ce nouvel album. Si vous ne connaissiez pas, mais que vous aimez le style rock sudiste alors cet album a quelques atouts pour séduire. On trouve en effet tous les ingrédients classiques d'un groupe de metal sudiste. Les gros riffs de guitare. Pour ça le vieux Dave sait y faire, depuis trente-cinq ans, faites lui confiance. Sur Been To Heaven Been To Hell, qui démarre c'est clair. Sur Deep Water, même si l'intro est menée par les claviers, les riffs de gratte qui démontent sont bien là. Sur les plus bluesy I'm Gonna Live 'Til I Die, American Pride ou bien Safe In My Skin, les guitares sont omni présentes, épaulées par le fameux piano honky-tonk (style saloon). Le piano, justement, qui est aussi un des ingrédients du metal sudiste est plutôt bien représenté ici aussi. Soit en version saloon, soit en version grand piano comme dans la ballade pompeuse As Heaven Is Forever. Il y'a pas vraiment de mauvais morceau sur cet album même si je trouve Tomorrows And Forevers, un peu banal et en deçà du reste. Par contre il y des trucs qui me plaisent moins. La voix de Phil McCormack par exemple. Le genre assez grave, rocailleux pour faire le méchant biker, moi c'est pas mon truc. Une autre remarque serait aussi la production globalement assez fade de tout l'album. Quand on le compare par exemple au dernier Lynyrd Skynyrd, par exemple, y'a pas photo. En parlant de Lynyrd, on remarque dans les paroles des similitudes dans les grands sujets des rockeurs du sud. Justice, nombrilisme, fierté de l'Amérique. Bref quelques grands moments de poésie réac : I'm Gonna Live 'Til I Die (comme aurait pu dire La Palice) Track List 1. Been To Heaven Been To Hell |
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