BEYOND THE STYX "Divid",
CRIPPLED BLACK PHOENIX "Sceaduhelm",
ARMORED SAINT "Emotion Factory Reset",
THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT "Seed Of The Formless",
VANIR "Wyrd"
Le temps des vacances permet de se replonger dans la discothèque et de ressortir quelques trucs oubliés. La je confirme qu’il y a de la poussière sur le disque, celui-ci étant même loin, bien loin dans l’inconscient de votre humble serviteur. Mais une pochette qui intrigue, un nom qui rappelle un temps passé, et c’est parti pour un petit tour sur la platine.
L’année 1969 aura été un sacré tremplin pour les groupes et artistes qui auront fréquentés le festival qu’il ne fallait pas rater (the place to be comme on dirait maintenant) : Woodstock. Portés par le guitariste Leslie West et le bassiste / producteur Felix Pappalardi, ils fondent Mountain juste à temps pour l’occasion (le groupe a moins d’un an d’existence lorsqu’ils montent sur scène lors de ce festival). Déjà le nom du groupe fait référence à la plastique de West qui en impose sur scène rien qu’avec sa carrure.
Galvanisé par ce concert, ils sont rejoints par Corky Laing et se ruent en studio pour sortir leur tout premier album : Climbing ! Cette opus démarre en fanfare avec le premier single de cet album, Mississippi Queen, deux minutes trente d’un prémice de hard rock dont les riffs rentre dedans font un travail énorme. C’est incisif et rock comme il faut et surtout un véritable succès outre atlantique. Mountain est sur orbite. On va retrouver cette patte Mountain un peu partout de Never In My Life ou Sittin’ On The Rainbow.
Le second single For Yasgur’s Farm est plus pop, l’orgue prenant ici une place de premier plan. Et pourtant on ressent la puissance sous-jacente à l’écoute de ce titre. La guitare de Leslie West fait des miracles et envoie du gros son.
Et pourtant Climbing ! est aussi un album presque schizophrène où l’on retrouve du rock psychédélique bien de circonstance et dans son époque avec Theme For An Imaginary Western marqué par des couches d’orgues plutôt sympas. Comme nous sommes en 1070, période Woodstock, on retrouve des morceaux qui fleurent bon le LSD et le flower power comme To My Friend ou The Laird entre autres. Mountain alterne le planant et le violent sur Climbing ! Cet album est bien dans son époque et la jeunesse qui a la chance d’avoir cette galette entre les mains en reste forcément ga-ga.
La suite sera plus compliquée, la gestion des égos de West et Pappalardi est impossible et se ressent même lors de leurs shows où chacun part dans les impros d’une longueur abyssale et perd souvent les spectateurs en route. Les impros de Mountain sont légendaires, tout le monde connait le groupe pour elles. La suite sera un enchainement de split et rabibochage en fonction des humeurs, jusqu’en 1983, année où Felix Pappalardi meurt sous les balles de sa conjointe (Gail Collins, d’ailleurs elle-même co-autrice sur Never In My Life qu’on retrouve sur Climbing !). Décidément rien ne sera simple avec Mountain…