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Natron
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C H R O N I Q U EEn Italie, il n'y a pas que des tricheurs. La preuve avec Natron. Natron ? Kézako ? Un groupe de death a tendance gras made in spaghetti, qui, doté d'une production assez énorme a bien envie de venir casser du gentil. Parce que gentille n'est pas un qualificatif qui sied à merveille à la musique délivrée : riffs de boucher, vocaux gutturaux terrifiants, masse metallique oppressante qui a juste envie d'écrabouiller vos os, il n'y a pas à dire, les Italiens savent aussi faire dans le brutal. Mais Grindermeister est-il pour autant un album mémorable ? Il souffre en fait de deux grosses objections, de deux obstacles qui l'empêchent de se révéler à sa juste valeur. Tout d'abord, le fait qu'on a déjà entendu mieux ailleurs et depuis longtemps. Carcass ? Cannibal Corpse ? Napalm Death ? Tout est dit. Pourquoi écouter Natron quand on connait les trois groupes ci-dessus (on peut rajouter Deicide) ? Aucun intérêt. Et surtout, un point qui flattera tout particulièrement la fibre tricolore des lecteurs et auditeurs : on a mieux en France. Entre Askaris, Trepan Dead et surtout le redoutable Insain, on est franchement bien mieux armé de ce côté-ci des Alpes et l'envie de bien faire de Natron devient soudainement toute relative quand on se souvient avec émotion des derniers efforts des trois groupes pré-cités. Natron est un sacré groupe, doté d'une déjà belle carrière (depuis 1992, vous étiez né vous ?), mais son manque d'originalité malgré quelques excellentes idées le condamne quasi automatiquement à jouer les seconds couteaux. Désolé amis italiens, il vous reste de bien jolies femmes et des voitures fantastiques pour vous faire remarquer. Et vive les clichés ! Tracklist de Grindermeister : 01. Morgue Feast Venez donc discuter de cette chronique, sur notre forum ! |
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