Necrodeath

Artiste/Groupe

Necrodeath

CD

Idiosyncrasy

Date de sortie

Octobre 2011

Style

Heavy Black Thrash

Chroniqueur

Orion

Note Orion

16/20

Site Officiel Artiste

Myspace Artiste

C H R O N I Q U E

Les Italiens de Necrodeath nous livrent cette année leur dixième album studio. Le groupe existe depuis 1984. Après deux albums dans un style pur Thrash Metal sortis respectivement en 1987 et 1989, Necrodeath a été mis en hibernation pour revenir dix ans plus tard avec un troisième album, le monstrueux Mater of All Evil qui voyait le groupe évoluer dans un Black Thrash très inspiré. Depuis, le groupe nous sort régulièrement des albums de qualité.
Alors je dois dire qu’à la vue de la pochette de ce dixième album, j'ai eu un peu peur. Necrodeath aurait-il viré AOR ?
Pas d’inquiétude, il s’agit d’un hommage à Quentin Tarantino et son terrible Reservoir Dogs (donc, on est carrément dans l’ambiance côté violence) pour annoncer un concept-album sur le combat entre le bien et le mal (vaste sujet). Idiosyncrasy est d’ailleurs constitué d’un seul et unique titre, découpé en sept parties distinctes.

Après une intro bizarre mêlant grognements de loups et chants grégoriens, l'inquiétude concernant un éventuel changement de style musical est complètement levée. Alors bien sûr, s'il s'agit d'un titre bien Metal, ce n'est pas du Black/Thrash comme à la grande époque du génial Mater of all Evil ou l’album suivant, le terrible Black as Pitch (mes deux préférés du groupe). Les Italiens oeuvrent maintenant dans un Heavy Thrash puissant et décapant. Ceci dit, la surprise n’est pas immense car, depuis Draculea (2007), le groupe nous a montré qu’il savait faire évoluer sa musique sur un terrain plus Heavy sans pour autant rogner sur l'agressivité et la puissance. Necrodeath n’amorce donc pas un retour aux sources avec cet album et continue sur sa voie. Une musique plus lourde qu'avant, certes, mais qui reste bien agressive.
Le premier titre est uniquement instrumental dans sa première partie, comme une longue intro à cet album-concept, puisque la voix n’apparaît qu’après les trois minutes écoulées. Un chant tout de suite identifiable, celui de Flegias, qui reste toujours très ancré dans un style proche du Black Metal (rappelons qu'il fut l’une des influences d’un certain Dani Filth). La musique du groupe garde donc un aspect Black grâce à ce chant.
Le second morceau (enfin, second volet) est excellent, entre parties Heavy et Thrash. On démarre donc sur de bonnes bases. Et la suite reste de qualité. Car même s’il s’agit d’un seul morceau, on ne sent pas de redite ou de lassitude à l’écoute de cette œuvre. Pour exemple, la quatrième partie avec sa basse prédominante où le chant est ponctué de bruitages divers. Morceau hyper efficace au demeurant. On notera aussi la présence vocale de Leif Jensen (Dew-Scented) sur la cinquième partie.
Une dernière partie, introduite par le retour des chants grégoriens, clôt l’album de manière bien agressive avec toujours ses changements de rythmes Heavy/Speed bien amenés. Et on termine comme tout a commencé avec quelques grognements de bête féroce.
Tout en étant un bloc homogène de quarante minutes, la musique reste variée, entre accélérations et passages bien lourds, un chant tantôt hyper agressif, tantôt chuchoté. Une belle réussite. Enfin, le son est puissant comme il faut, aucun problème à ce niveau.

Ce Idiosyncrasy risque bien de devenir l’un des albums phare de la discographie du groupe. Un challenge réussi pour Necrodeath qui mériterait vraiment un peu plus d’attention de la part du public Metal. Gageons que cette œuvre leur permettra d’obtenir une reconnaissance plus large, à la juste valeur du groupe. Ce ne serait que justice.

 

Tracklist de Idiosyncrasy :

01. Part I
02. Part II
03. Part III
04. Part IV
05. Part V
06. Part VI
07. Part VII

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