C H R O N I Q U E
Venant du Canada, les gaillards de Necronomicon prennent leur temps pour faire un album. The Return of The Witch est seulement le cinquième en dix-huit ans d'existence et il sort six ans après le précédent. Avant de me plonger dans ce brûlot, j'avais déjà eu vent de la réputation du groupe. Des brutes blastant à tout va qu'on m'avait dit.
Pas de pub mensongère. Ce sont des brutes, ils blastent mais pas que. Dès les premières secondes de l'album c'est une claque. Mais une belle hein ! Celle qui laisse une jolie main rouge imprimée ! Celle qui fait qu'on s'accroche à son siège pour ne pas tomber. Into The Fire est un pur produit made in Brutaland. La batterie alterne double et blast sans cesse (j'imagine à peine les mollets du type), les riffs sont bourrins comme il faut et la voix, ben la voix gueule. Mais elle gueule pas pour faire semblant d'être pas contente. Elle (enfin il le chanteur, mais elle la voix, bref) a besoin de gueuler. C'est vital, il faut que ça sorte. Necronomicon empiètre sur le terrain de son cousin Européen, j'ai nommé Behemoth. La musique est assez proche, black death misant sur la vélocité. Mais c'est là que pêche un peu le groupe. Un petit manque d'identité propre par rapport à Behemoth. Necronomicon reste trop prévisible. L'album possède quelques pistes de synthé, notamment Necropolis qui sonne très Dimmu Borgir, mais qui n'apportent pas grand chose. On ne voit pas vraiment leur utilité (ou tout au moins je ne la vois pas). Mais pour les amateurs de Behemoth, Necronomicon offre quand même une belle alternative.
C'est peut-être parce que je suis habitué à Behemoth, mais Necronomicon me semble quand même un peu moins original et inventif que les Polonais. Quoiqu'il en soit The Return of The Witch est un bon album de black death colérique, qui patît peut-être de l'ombre du grand frère.
Tracklist de The Return of The Witch :
01. Into the Fire 02. The Awakening 03. The Time Is Now 04. Necropolis 05. The Order of the Moon 06. The Return of the Witch 07. Lillith 08. Alpha and Omega
09. Seven
|