Nephalokia

Artiste/Groupe

Nephalokia

CD

Sunshine

Date de sortie

Avril 2011

Style

Deathcore

Chroniqueur

amber_of_death

Note amber_of_death

14/20

Site Officiel Artiste

Myspace Artiste

C H R O N I Q U E

Certains groupes ont une fâcheuse tendance à arriver après la bataille. En effet, se lancer dans le deathcore, alors que le style est à bout de souffle, il faut oser. Alors tant qu’à faire, il faut essayer de faire évoluer le style pour le faire perdurer, histoire de rattraper son retard. Et ça tombe bien, ce sont des français qui tentent le coup.

Nephalokia sort son premier album, Sunshine, chez Season Of Mist, après une première démo en 2008. La biographie (somme toute assez succincte) indique qu’ils veulent allier la brutalité du deathcore et les ambiances atmosphériques du post-hardcore. Enregistré avec Mobo du Concrete Studio (Eryn Non Dae), Nephalokia se lance dans la bataille dans un style surchargé en sorties de qualités assez moyennes depuis quelque temps. Mais les Toulousains sont malins et savent sortir des sentiers battus.

Sunshine est un album difficile à écouter de prime abord. Les différentes influences du groupe donnent une musique assez dense et dynamique. Bizarrement, si la première partie de l’album se veut assez diversifiée, Nephalokia assène quelques brutalités deathcore sur la fin. Les amateurs du genre s’en remettront à des brûlots comme Sunshine, Living Dead, The Blessed Man ou Calvaire, presque grind. Le chant hurlé ou en pig squeals, les breakdowns, la rythmique plombée… tout y passe. Loin d’être inintéressants, ces morceaux sont toutefois surpassés par quelques perles plus alambiquées.

Nephalokia n’a pas menti en voulant casser les frontières. Et il le fait plutôt bien. L’incorporation de chant clair y aide grandement comme dans The Omniscient Man. Mais surtout, lorsque la mélodie et les atmosphères plus recherchées font leur apparition, Sunshine prend une autre dimension. The Wake et son chant plaintif est un savant mélange de brutalité et d’émotion post-hardcore, Passage vient instaurer une cassure presque pop et offre une très belle respiration. Enfin, le morceau d’entrée, Dawn, est bien plus qu’une simple introduction et montre un talent de composition indéniable.

Pour un premier essai, Nephalokia a fière allure et a su passer l’obstacle du tabassage en règle qui transforme parfois le deathcore en chemin de croix. Sans être très original, les Toulousains montrent qu’ils ont leur place sur une scène chargée. A eux de continuer à faire preuve d’originalité.

 

Tracklist de Sunshine :

01. Dawn
02. Sunshine
03. The Omniscient Man
04. The Wake
05. Vynian
06. Living Dead
07. Passage
08. The Blessed Man
09. Why So Serious ?
10. Calvaire
11. Rising

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