|
|||||||||||||||||
Neverland
|
C H R O N I Q U ENeverland, le groupe turc (chanteur et musiciens) et grec (chanteuse) sort son deuxième album, deux après Reversing Time, qui avait été relativement bien accueilli et donné bon espoir au public. Est-ce qu'Ophidia va confirmer le talent décelé dans ce groupe ou bien allons-nous tomber de haut ? La tripotée d'invités est-elle un bon signe ou au contraire, un mauvais, le groupe s'en servant pour combler ses lacunes ? Eléments de réponse : Le premier morceau, This Voice Inside est une bonne intro à l'album, et confirme nos espérances, et Silence The Wolves suit le même chemin. Des orchestrations qui ne sont pas omniprésentes, un solo d'enfer, une base rythmique intéressante. Oui, c'est comme ça pendant tout l'album ! Mais il y a un mais... Effectivement, si par certaines parties le groupe a eu de bonnes idées, on ne peut passer à côté des défauts. Le premier étant sans conteste le son mauvais que l'on a. J'ai bien cru au début que je devenais sourde tant j'ai du pousser pour entendre convenablement la musique de Neverland. De plus la production ne donne vraiment pas de relief à cette musique. Et puis, si séparément les morceaux sont intéressants, écoutés à la suite, ils nous ennuient. Beaucoup de titres mid-tempo, une ballade Will Of God qui utilise les clichés du genre : guitares acoustiques, orchestrations, on essaye de faire dans le mélancolique, mais ça ne fonctionne pas. Avec Invisible War, le groupe signe un morceau plus sympathique, avec une idée intéressante, même si les changements de rythme et de couleur musicale en son sein sont surprenants. Un côté progressif que l'on retrouve aussi dans d'autres chansons de l'album et qui n'est pas toujours utilisé à bon escient. Quant à Final Odyssey, son intro est digne des morceaux kitchs que l'on entend sur les Dancefloors. Et si le dernier morceau essaye de rattraper le tout, servant une instru de cinq minutes, on retrouve les éléments que l'on a entendus avant sans grande innovation. Et vocalement, c'est la même chose, si Oganalp Canatan chante correctement et a une voix sympathique, la diversité n'est pas son point fort. Même si les refrains qu'il nous chante peuvent être accrocheurs, il chante trop souvent de la même manière : mêmes intonations, aucune émotion ! Voilà une belle contribution à l'ennui que l'on ressent à l'écoute d'Ophidia. Iris Mavrakis est reléguée au second plan : un speech sur le premier morceau, elle chante avec Oganalp sur le refrain de Speak To Me et d'une ou deux autres chansons, fait quelques petites envolées lyriques très discrètes. Dommage, elle aurait peut-être pu apporter plus de diversité. Tout comme Edu Falaschi (chanteur du mythique Angra), ou bien Jon Oliva ou encore Urban Breed qui auraient pu apporter un petit plus. Mais non, eux non plus n'arrivent pas à relever le niveau global de l'album. Sur les morceaux sur lesquels ils apparaissent, comme Ashes To Fall, ils permettent une petite poussée en puissance et en intérêt qui retombe malheureusement dès qu'ils ont tourné les talons. Conclusion, Neverland n'a pas exaucé nos voeux, tombant dans le commun, ne maîtrisant pas tout ce qu'il fait, et ayant une production qui le dessert plus qu'autre chose. Et les points "forts" d'Ophidia ne nous permettent pas de trouver cet album excellent, ni même bon. On a quelque chose de passable. Et si pris séparément, certains titres ont un petit truc en plus, pris dans l'ensemble de l'album, ils se noient dans la masse de titres trop communs. Voici donc un opus qui n'entrera pas au Panthéon du metal mélodique, symphonique/progressif ! |
||||||||||||||||