Le 24 mai 1991 est une date très particulière dans l’univers de la Musique (oui
avec un grand M), c’est le jour où la planète musique a subi un big-bang universel
qui a provoqué ni plus ni moins qu’un bouleversement dans la hiérarchie musicale de
tout amateur de rock et consorts. Cette date, que tout le monde connait est le jour de la sortie de Nevermind de Nirvana, album ô combien phénoménal qui
a tout emporté sur son passage jusqu’à son leader, Kurt
Cobain, pas du tout préparé à ce qui allait suivre et surtout pas au
star system pour un jeune homme de vingt-quatre ans à l’esprit plus que tourmenté.
La suite tout le monde la connait, après avoir régné presque en maitre pendant deux
ans et demi avec Nirvana, le toujours jeune Kurt se donne la mort
le 5 avril 1994 alors en pleine gloire à l’âge de vingt-sept ans, et laisse des
millions de fans inconsolables dans le monde entier. C’est dans ce contexte que les deux
rescapés du groupe, Dave Grohl et Krist
Novoselic décident de sortir l’Unplugged in New-York en guise
de testament du groupe et de leur chanteur le 24 octobre 1994.
L’enregistrement ne se passe pas au mieux entre la chaine MTV et le chanteur, ce dernier
étant constamment sous stupéfiant et très nerveux, d’autres points de
divergences n’arrangeant pas les choses sur le choix des titres et des reprises. C’est
d’ailleurs dans une ambiance très sombre avec un décorum très
spécifique composé de fleurs blanches que le groupe se produit et, pour
l’anecdote, Nirvana sera jusque-là l’unique groupe à ne
faire qu’une prise de son Unplugged, ce qui renforce encore plus cette idée de
testament, Cobain refusant même de faire un rappel estimant ne pas
pouvoir faire mieux que sa reprise de Where Did You Sleep Last
Night de Leadbelly, ce qui à l’écoute de ce titre
de clôture peut se comprendre. Je n’irai pas jusqu’à analyser les morceaux qui
sont déjà ancrés dans l’inconscient collectif et que tout un chacun connait,
ou devrait connaitre, j’incite ceux qui découvriraient cet album à s’y plonger
sans filet.
Plus qu’un extrait, voici l’émission Unplugged
de Nirvana :
Et c’est en un peu plus de cinquante-trois minutes, quatorze titres dont six reprises
que Nirvana ferme le cercueil de son existence d’une manière
magistrale, tous les yeux braqués sur son défunt leader, toutes les oreilles à
l’écoute de sa voix torturée et rocailleuse, les yeux emplis de larmes quand on sait
que celui qui chante n’est déjà plus là depuis quelques mois. Juste un
chef-d’œuvre (encensé par le monde entier) venant d’un groupe qui, en cinq ans,
aura marqué éternellement toute une génération, voire tout un pan entier de
l’univers musical. Ciao l’artiste !
Tracklisting de Unplugged In New-York
:
01. About A Girl 02. Come As you Are 03. Jesus
Doesn’t Want Me For A Sunbeam 04. The Man Who Sold The World 05.
Pennyroyal Tea 06. Dumb 07. Polly 08. On A
Plain 09. Something In The Way 10. Plateau 11. Oh
Me 12. Lake Of Fire 13. All Apologies 14. Where Did You
Sleep Last Night