BEYOND THE STYX "Divid",
CRIPPLED BLACK PHOENIX "Sceaduhelm",
ARMORED SAINT "Emotion Factory Reset",
THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT "Seed Of The Formless",
VANIR "Wyrd"
Revoici les Américains Straight Edge de No Cure, très bonne formation de hardcore. Le jeune groupe originaire de Birmingham en Alabama (« Sweet Home Alabama, Where the sun is always blue » dans le chef d’oeuvre de Lynyrd Skynyrd). Nous sommes moins dans l’ambiance Sud si bien retranscrite dans Forrest Gump mais dans la nervosité, dans l’intensité d’un hardcore fiévreux. Au programme de ce premier « vrai » album douze titres qui représentent bien l’essence du groupe. Les coreux avaient multiplié les EP, s’étaient offert quelques beaux moments live ouvrant par exemple pour un Bodysnatcher.
Le hardcore de No Cure est bien vénère, on pense volontiers à un Hatebreed mais le deathcore n’est jamais vraiment loin chez ce groupe bien remonté. Fougue de jeunesse oblige, les curseurs de la violence sont poussés au max. Breakdowns furieux, riffs bien brise-nuques, chant hurlé, No Cure respecte les standards du style.
Ce qui les démarque c’est cette dimension Straight Edge assumée, revendiquée jusqu’à ce titre I Am Still Fucking Straight Edge en forme de profession de foi. Le hardcore ne cesse d’évoluer et d’épouser des thèmes avant-gardistes. Un peu décalée cette violence musicale couplée à un style de vie quasi monacal en mode catharsis. Vrai potentiel de la scène hardcore, No Cure tient la route, le confirme avec ce It Is Going To Get Dark de très bonne facture. Un groupe à suivre, assurément.