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Nox Aurea
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C H R O N I Q U ELes Suédois de Nox Aurea remettent le couvert seulement un an après la sortie de Via Gnosis. Avec une pochette plus lumineuse que la précédente, le groupe revient avec son gothic doom metal, avec un côté atmosphérique qui devrait plaire aux fans de Draconian, par exemple, qui pourraient trouver un bon album de substitution avec Ascending In Triumph, en attendant la prochaine galette de leurs compatriotes. C'est "seulement" huit morceaux que Nox Aurea nous donne la possibilité d'écouter. Mais pas des petits morceaux, non, ils tournent tous aux alentours des huit minutes, sauf le dernier, qui se contente des claviers pour une douce complainte. Mais attention, ça ne rigole pas, loin de là. On est dans du sombre, on se morfond, on se noie dans le marasme et c'est bon !! Accords bas, musique lourde et sombre, les riffs sont lents, la batterie ne surpasse jamais les autres instruments et les claviers font des arrangements. Et c'est une force puisqu'ils créent une dualité entre "l'ombre et la lumière", car ils donnent un petit côté aérien et donne une respiration à l'auditeur pour qu'il ne sombre pas totalement dans la dépression. Dualité que l'on retrouve aussi dans le chant. Puisqu'en plus d'avoir un chant guttural, plus typé gothic, on a une voix féminine, celle d'Alice Persell, un peu fantomatique, comme une complainte, mais une complainte qui n'est pas aussi sombre et plombante que celle de Patrick Kullberg. Ascending In Triumph reprend les bases du genre, mais arrive à se démarquer, les lignes de violons mélancoliques étant un plus, les arrangements étant maitrisés à la perfection. Ici, rien n'est laissé au hasard. Tout est savament calculé pour que l'amateur de doom se laisse emporter par cette noirceur musicale. C'est ça en fait Nox Aurea, c'est du doom gothic qui nous rend "heureux" d'entendre un groupe qui, en plus de la technique, véhicule une vraie émotion sans commettre d'impairs. Les amateurs de doom devraient être comblés avec ce nouvel album. En revanche, ceux qui aiment les morceaux courts seront peut-être un peu déroutés, même si le propos reste cohérent du début à la fin de l'album. |
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