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O S I
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C H R O N I Q U EOSI pour Office of Srategic Influence. Un autre "super groupe" : Kevin Moore au clavier et chant (clavier fondateur de Dream Theater), Joey Vera à la basse (Armored Saint, Fates Warning), Jim Matheos à la guitare (Fates Warning) et Mike Portnoy derrière les fûts (Dream Theater). Voilà une équipe pour le moins impressionnante qui nous revient avec une seconde offrande. Côté musique pourtant il y a de quoi est surpris. Loins de leurs groupes respectifs, nos super musiciens ont troqué leurs morceaux à rallonge pour des tracks bien plus courts, qui n'auront aucun mal à passer sur les ondes (aux US). Le son est définitivement hyper moderne avec des samples, des loops, boites à rythme et autre sonorité électroniques. Cela n'empêche d'avoir quelques très jolies mélodies et riffs bien tranchants. Ici il n'y a aucune démonstration, ce n'est pas du prog old school mais une version épurée, qui va à l'essentiel sans s'embarrasser de superflux. Au niveau du chant, c'est du classique. Kevin Moore n'a pas une super voix, il se contente donc de la poser sur la musique, tranquillement, avec un phrasé presque parlé. Mais cela contribue encore à l'ambiance générale de l'album qui se veut froide et détachée, à la limite de la mélancolie. Je dois avouer que la première écoute m'avait laissé une impression assez mitigée, refusant même d'aller jusqu'au bout du disque. Et puis petit à petit, à force d'écoutes, la subtilité des compositions, ce son inhabituel qui me dérangeait au départ a réussi à se frayer un chemin dans ma tête et voilà que j'en redemande maintenant. Vous l'aurez compris, étant habitué de musique progressive plus traditionnelle, cet album peut s'avérer déroutant de prime abord. Mais faites l'effort de persévérer et vous découvrirez toute la richesse proposée par cet album. Les amateurs de pop rock modernes (Placebo, Radiohead, Garbage, Muse, ...) trouveront leur compte dans cet album je pense. Pour les métalleux purs et durs, ce sera plus difficile car c'est vrai qu'il faudra faire preuve d'une certaine ouverture musicale pour apprécier la chose : pas de véritable refrain, pas de mur de son qui tache, pas de solo, la vérité est ailleurs ! Au final, je préfère finalement cet album au précédent effort du groupe car il me parait beaucoup plus équilibré, notament au niveau de l'ambiance. Pour les références, il est à rapprocher d'un album de Pink Floyd qui aurait été impreigné d'ambiances à la Anathema (période Silent Enigma) avec quelques sonorités et rythmiques électroniques en prime. Le top pour s'évader, fermer les yeux et oublier le présent... | ||||||||||||||