Obscenity

Artiste/Groupe

Obscenity

CD

Atrophied in Anguish

Date de sortie

Septembre 2012

Label

Apostasy Records

Style

Death Metal

Chroniqueur

Orion

Note Orion

13/20

Site Officiel Artiste

Myspace Artiste

C H R O N I Q U E

Même si Obscenity est un groupe discret si on le compare à d'autres pointures nées à peu près à la même époque de l'autre côté de l'Atlantique (Cannibal Corpse, Deicide) ou même de ce côté-ci (Grave, Pestilence), cette vieille légende du Death Metal allemand, en activité depuis 1989, a traversé des hauts et des bas mais est toujours là. Et les voilà en 2012 pour nous livrer leur huitième album, après six années de silence tout de même (il faut dire qu'entre temps, le groupe a connu un séparation puis une reformation... ça prend du temps, tout ça).
En effet, en 2009, il ne restait plus que Hendrik Bruns (guitares) dans le groupe. Il fut bientôt rejoint par un américain, Jeff Rudes pour le chant et c'est alors que revint au bercail l’un des fondateurs du groupe, le batteur Sascha Knust. Il ne restait plus qu'à recruter un certain Christoph Weerts à la seconde guitare et un certain Jörg Pirch à la basse et c'était reparti pour un tour !

Alors, les six années de silence sont balayées dès les premières secondes de Erase the Divine. Il y a de quoi réveiller un cimetière complet dans ce titre. Tempo rapide, voix d’outre-tombe bien agressive (Jeff Rudes a un joli brin de voix), rythmique assassine. All You Can Kill ne fait pas retomber l’intensité marquée de ce début d’album mais est doté d’un solo bien mélodique qui rafraîchit le morceau. Bien joué. Pas le temps de se rendormir, le titre éponyme vient achever toute résistance. Obscenity nous revient en forme et ça fait plaisir.
Après, il faut aimer quand ça brasse bien du début à la fin car sur les trente-huit minutes de l’album, il n’y a pas franchement de temps mort. Chaque titre est hyper agressif, Obscenity ne fait pas dans la nuance et nous lâche un Death Metal bien hargneux et dévastateur. On les sent bien, les six années de frustration engendrées. Le groupe balance tout ce qu’il a et va à l’essentiel par le plus court chemin. Car même si Obscenity nous réserve quelques solos bien sentis qui viennent éclaircir les titres (All You Can Kill, Perfect Pain, Diary of a Scapegoat…), c’est un bloc compact auquel on a affaire ici. Et donc, c’est là que la bât blesse quelque peu, une fois passés les trois premiers morceaux, on tombe dans le répétitif (bah oui, qui dit peu de nuances…)
Après, tout dépend ce qu’on attend d’un album de Death Metal. Si c’est se manger une bonne dose d’agressivité sans trop prendre le temps de réfléchir, Atrophied In Anguish est l’album qu’il vous faut.

Décidément. Après Asphyx et Grave, les anciens poids-lourds du Death Metal européen montrent qu’ils ont encore la niaque en cette année 2012 et qu’il faut encore compter avec eux.
Même si on est loin du chef d’oeuvre, Atrophied In Anguish remplit son rôle et devrait ravir les amateurs de brutalité gratuite, de rythmes rapides et de sensations fortes. A déconseiller aux amateurs de subtilité, de paix et d’amour…

 

Tracklist de Atrophied In Anguish :

01. Erase The Divine
02. All You Can Kill
03. Atrophied In Anguish
04. From Heroic To Depraved
05. Swine To The Slaughter
06. Perfect Pain
07. Neurotic Frenzy
08. Diary Of A Scapegoat
09. Monoistic Living
10. Hysterical Illusion

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